Rafael Nadal – sur la photo – a été poussé au 5e set par Félix Auger-Aliassime (3-6, 6-3, 6-2, 3-6, 6-3) en 8es de finale de Roland-Garros. Mais il affrontera bien Novak Djokovic en quarts. Thomas Samson/AFP
Anticipé depuis le tirage au sort, le blockbuster entre Rafael Nadal
(n° 5 mondial) et Novak Djokovic
(n° 1 mondial) aura bien lieu aujourd’hui en quarts de finale du tournoi de tennis de Roland-Garros, 2e levée du Grand Chelem, mais le roi de l’ocre a été poussé au 5e set pour la première fois depuis neuf ans à la porte d’Auteuil.
Nadal – aux 21 trophées, record en Grand Chelem depuis son sacre à l’Open d’Australie en janvier – a dû batailler pendant 4h21 pour se sortir du guêpier Félix Auger-Aliassime (3-6, 6-3, 6-2, 3-6, 6-3) en 8es de finale, et rejoindre Djokovic au tour suivant pour le 59e épisode de la rivalité la plus prolifique du tennis masculin. Mais ce combat de près de quatre heures et demie, Nadal risque de le payer sur le plan physique. Car il était arrivé à Paris sur la dynamique la plus précaire de sa carrière : seulement cinq matches joués sur terre battue, aucune finale, la faute à une fracture de fatigue aux côtes à deux mois de Roland-Garros, et un pied gauche en capilotade dix jours avant. « Je ne sais pas si je vais être capable ou pas, je n’ai pas un bagage suffisamment fourni pour sentir si j’ai le fond nécessaire pour jouer au niveau dont j’ai besoin pour battre quelqu’un comme Novak, mais je vais essayer de toutes mes forces », a promis Nadal. En 112 matches joués sur la terre battue parisienne (dont 109 gagnés), il ne s’agissait que du troisième de Nadal en cinq manches, le premier depuis 2013.
Entre « Rafa » et « Nole », le dernier duel en date remonte à un an, déjà sur la terre battue parisienne, mais une marche plus haut : Djokovic y avait renversé Nadal, treize fois lauréat porte d’Auteuil, au bout d’un combat de plus de quatre heures (3-6, 6-3, 7-6 (7/4), 6-2), avant de s’offrir le trophée. Pour Nadal, 36 ans le 3 juin, avait sonné, déjà, le douloureux réveil de son pied gauche.
En outre, le jeune prodige Carlos Alcaraz, n° 6 mondial à 19 ans grâce à un printemps ébouriffant, s’est lui aussi invité en quarts de finale, pour la première fois à Paris. Il y affrontera le n° 3 mondial Alexander Zverev, tombeur du qualifié Bernabé Zapata (7-6 (13/11), 7-5, 6-3). Après la frayeur du 2e tour, quand il avait dû écarter une balle de match, Alcaraz a gardé le rythme : il a dominé Karen Khachanov (6-1, 6-4, 6-4) en 2h14.
Chez les dames, la joueuse russe Daria Kasatkina affrontera sa compatriote Veronika Kudermetova en quarts, après leurs victoires en 8es de finale face respectivement à Camila Giorgi et Madison Keys. Si Kasatkina (20e mondiale) a déjà par deux fois atteint ce niveau en Grand Chelem, dont notamment en 2018 porte d’Auteuil, ce sera une grande première pour Kudermetova (29e mondiale), qui n’avait jamais dépassé le 3e tour en Majeur.
Kasatkina s’est qualifiée en battant facilement Giorgi en deux sets (6-2, 6-2). Elle n’a toujours pas perdu un set depuis le début du tournoi, et même moins de jeux lors de ses 3 premiers tours que la patronne du circuit et grande favorite Iga Swiatek (10 contre 12). Kudermetova a, elle, dû disputer trois sets (1-6, 6-3, 6-1) face à Keys (22e mondiale), une habituée des Majeurs – demi-finaliste à Roland-Garros en 2018 et à l’Open d’Australie en 2015 et 2022, finaliste à l’US Open en 2017 et quart de finaliste à Wimbledon en 2015.
Source : AFP

