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Le président du syndicat des importateurs de produits alimentaires, Hani Bohsali, a affirmé mardi qu'il n'y avait aucun risque de pénurie d'aliments au Liban, mais que la chute rapide de la livre libanaise risquait de porter atteinte à la sécurité alimentaire, "une grande partie des citoyens ne pouvant plus subvenir à leurs besoins".
Cette mise en garde a été faite alors que la livre libanaise, très volatile depuis une dizaine de jours, a atteint un nouveau record à la baisse mardi en début d'après-midi, à 34.000 LL pour un dollar, sur le marché parallèle.
Dans un communiqué, M. Bohsali a déploré que, depuis sa dernière mise en garde il y a deux mois, aucune amélioration n'a été observée, voire la situation s'est dégradée, en conséquence notamment de la guerre en Ukraine. Il a toutefois souligné qu'il n'y avait aucun risque de pénurie de produits alimentaires, entre autres grâce à la prévision des importateurs qui ont pu trouver des alternatives à de nombreux produits.
Le syndicaliste a cependant averti contre des facteurs "imprévisibles" qui ont commencé à porter atteinte à la sécurité alimentaire dans le pays. "Si la situation continue à se détériorer, notamment les taux de change, il ne sera plus possible pour une grande partie des Libanais de subvenir à leurs besoins alimentaires", a-t-il estimé. "Le grand défi aujourd'hui n'est pas l'approvisionnement en produits alimentaires, mais que les citoyens ne puissent plus en payer le prix", a-t-il ajouté. M. Bohsali a dès lors appelé les responsables à trouver des solutions "radicales" à la crise "avant qu'il ne soit trop tard".


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