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Monde - Guerre en Ukraine

Les défenseurs de l’aciérie d’Azovstal se rendent

Les grands argentiers du G7 lèvent des fonds pour Kiev.

Les défenseurs de l’aciérie d’Azovstal se rendent

Des soldats russes patrouillant sur le site sidérurgique Azovstal à Marioupol, le 18 mai 2022. Olga Maltseva/AFP

La Russie a annoncé jeudi la reddition de 1 730 militaires ukrainiens du site sidérurgique Azovstal à Marioupol, montrant des images d’hommes, certains s’aidant de béquilles, en train d’émerger après une longue bataille devenue mondialement un symbole de la résistance à l’invasion russe. Ces soldats, parmi lesquels 80 blessés, sont sortis depuis lundi et « se sont constitués prisonniers », a précisé le ministère russe de la Défense. Ils étaient retranchés depuis plusieurs semaines dans le dédale de galeries souterraines creusées à l’époque soviétique sous la gigantesque aciérie.

Mercredi, le dirigeant séparatiste prorusse Denis Pouchiline avait précisé que les commandants ne s’étaient pas encore rendus et affirmé qu’il y avait initialement « plus de 2 000 personnes » sur le site. Leur sort reste en suspens : l’Ukraine veut organiser un échange de prisonniers de guerre, mais la Russie a fait savoir à maintes reprises qu’elle considérait au moins une partie d’entre eux non pas comme des soldats, mais comme des combattants « néonazis ». Tandis que cette reddition constitue une importante avancée pour la Russie, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, portant la chemise traditionnelle brodée, a déclaré hier que son peuple demeurait « fort, indestructible, courageux et libre », dans une vidéo marquant le jour de Vychyvanka, la fête des traditions folkloriques ukrainiennes.

Pénuries alimentaires mondiales en vue

Sur le front économique, les grands argentiers du G7 se réunissaient en Allemagne jeudi et vendredi, au chevet de l’économie ukrainienne et pour examiner les conséquences à travers le monde de la guerre déclenchée par Moscou il y a presque trois mois.

Inflation notamment liée à l’envolée des prix de l’énergie, menaces de crise alimentaire et spectre du surendettement dans de nombreux pays en développement, l’ordre du jour de la rencontre des ministres des Finances du groupe des Sept (États-Unis, Japon, Canada, France, Italie, Royaume-Uni, Allemagne) est chargé. Première urgence : couvrir le budget ukrainien du trimestre en cours pour maintenir l’effort de guerre.

Les États-Unis ont confirmé mettre au pot 7,5 milliards de dollars, pris sur la colossale enveloppe d’aide de 40 milliards que le Congrès américain doit valider jeudi. L’Allemagne a annoncé jeudi une contribution d’un milliard d’euros. « Je suis assez optimiste quant au fait que nous serons en mesure, avec le G7, de rassembler les fonds qui permettront à l’Ukraine de se défendre au cours des prochains mois », a déclaré à l’ouverture des discussions Christian Lindner, le ministre allemand des Finances, dont le pays préside le G7 cette année.

À plus long terme, alors que la guerre continue de ravager une large partie du territoire ukrainien, des réflexions sont déjà en cours sur l’aide à la reconstruction. Des pistes de financement sont évoquées comme celle consistant à utiliser des actifs russes gelés dans le cadre des sanctions occidentales.

La guerre livrée par la Russie devrait provoquer une contraction massive de l’économie ukrainienne, évaluée à 30 % par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) et même à 45 % par la Banque mondiale.

À des degrés divers, c’est toute l’économie mondiale qui est affectée par cette offensive et les sanctions contre Moscou qui en ont découlé. « Nous assistons à de graves conséquences économiques, en particulier pour les pays à faibles revenus, en raison de la hausse des taux d’intérêt et des prix mondiaux des produits agricoles », a constaté jeudi le ministre allemand des Finances.

La veille, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres mettait en garde contre le « spectre de pénuries alimentaires mondiales dans les mois à venir », implorant la Russie de libérer les exportations de céréales ukrainiennes et l’Occident d’ouvrir l’accès des engrais russes aux marchés mondiaux. Il avait souligné que la guerre en Ukraine avait amplifié et accéléré les facteurs contribuant déjà à la crise alimentaire mondiale : changement climatique, pandémie provoquée par le Covid-19 et inégalités croissantes entre nations riches et pauvres.

Comme un jeu

Sur le terrain militaire, dans la région de Lougansk (Est), au moins 12 personnes ont été tuées et 40 blessées à Severodonetsk, une ville soumise à d’intenses bombardements, et toute la région est privée d’électricité, a annoncé la présidence ukrainienne dans son point quotidien. Une équipe de journalistes sur place a constaté que cette cité industrielle était transformée depuis plusieurs jours en un champ de bataille et engloutie sous le feu de l’artillerie. « On ne sait même pas qui tire ni d’où ! » s’exclame un homme de 55 ans qui vit avec d’autres personnes dans un sous-sol : « Comme s’ils jouaient à un jeu. » Severodonetsk et Lyssytchansk constituent la dernière poche de résistance ukrainienne dans la région de Lougansk. Les Russes encerclent désormais ces deux localités, seulement séparées par une rivière, et les bombardent sans relâche pour épuiser la résistance et empêcher l’arrivée de renforts.

Source : AFP

Gerhard Schröder privé d’une partie de ses avantages d’ex-chancelier

L’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, proche de Vladimir Poutine et détenteur de plusieurs mandats dans des groupes russes, a été privé d’une partie de ses avantages d’ex-dirigeant, dont l’attribution de bureaux, a-t-on appris hier de source parlementaire. « Les groupes parlementaires de la coalition ont tiré les conséquences du comportement de l’ancien chancelier et lobbyiste Gerhard Schröder face à l’invasion russe en Ukraine », indique la commission budgétaire du Bundestag, la Chambre basse du Parlement allemand. La coalition au pouvoir justifie aussi cette décision par le fait que « l’ancien chancelier Schröder n’assume plus aucune obligation continue liée à sa fonction ». En tant qu’ancien chancelier, il a droit encore à plusieurs bureaux à la Chambre des députés et à un budget pour du personnel. Un privilège qui coûte 400 000 euros par an aux contribuables. L’ancien dirigeant social-démocrate, âgé de 77 ans et lâché ces derniers mois par une partie de ses collaborateurs, conserve cependant sa protection policière et sa pension de retraite d’ex-chancelier (1998-2005).

George W. Bush qualifie l’invasion de l’Irak d’« injustifiée »... avant de se reprendre

L’ancien président américain George W. Bush a qualifié par erreur l’invasion de l’Irak de « brutale » et d’« injustifiée » avant de se reprendre et d’expliquer qu’il voulait parler de l’invasion russe de l’Ukraine. George W. Bush a fait ces déclarations à l’occasion d’un discours prononcé mercredi à Dallas durant lequel il critiquait le système politique russe. « Le résultat est une absence de freins et de contrepoids en Russie, et la décision d’un seul homme de lancer une invasion totalement injustifiée et brutale de l’Irak », a déclaré George W. Bush, avant de se reprendre et de secouer la tête. « Je veux dire, de l’Ukraine. » Il a mis son erreur sur le compte de son âge, ce qui a fait rire son auditoire. Alors que George W. Bush était président, les États-Unis ont envahi l’Irak, justifiant leur décision par la présence d’armes de destruction massive dans le pays, armes qui n’ont jamais été trouvées. Le conflit qui s’en est suivi a fait des centaines de milliers de morts et un nombre plus important de déplacés. Les déclarations de George W. Bush sont vites devenues virales sur les réseaux sociaux, récoltant plus de trois millions de vues sur Twitter.


La Russie a annoncé jeudi la reddition de 1 730 militaires ukrainiens du site sidérurgique Azovstal à Marioupol, montrant des images d’hommes, certains s’aidant de béquilles, en train d’émerger après une longue bataille devenue mondialement un symbole de la résistance à l’invasion russe. Ces soldats, parmi lesquels 80 blessés, sont sortis depuis lundi et « se sont...

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