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Dernières Infos - Emirats arabes unis

A Dubaï, rares grèves de livreurs d'applications mobiles pour leurs salaires

A Dubaï, rares grèves de livreurs d'applications mobiles pour leurs salaires

Vue générale de Dubaï. Photo d’archives AFP

Des livreurs de repas à domicile travaillant pour de célèbres applications mobiles ont mené une rare grève mardi à Dubaï pour exiger de meilleurs salaires, la deuxième mobilisation de ce genre ces derniers jours dans le riche émirat du Golfe.

Les ONG de défense des droits humains critiquent régulièrement les mauvaises conditions de travail des nombreux travailleurs migrants dans les pays du Golfe, venus pour la plupart du sous-continent indien. Plusieurs livreurs de Talabat, branche locale de l'entreprise allemande Delivery Hero, spécialisée dans la livraison de repas, ont refusé de travailler mardi, réclamant notamment des hausses de salaires, dans un contexte d'inflation mondiale.

Les grèves sont très rares aux Emirats arabes unis, pays dont fait partie l'émirat de Dubaï et qui interdit toute manifestation publique. La loi émiratie autorise les entreprises à "suspendre" leurs employés grévistes. Talabat a assuré aider ses employés à "subvenir aux besoins de leur famille" en versant un salaire mensuel d'"environ 3.500 dirhams en moyenne" (environ 900 euros) en fonction du nombre de courses réalisées. "Nous comprenons que les réalités économiques et politiques changent constamment, et nous continuerons toujours à écouter ce que les livreurs ont à dire", a indiqué Talabat dans une déclaration transmise à l'AFP. Estimant que plus de 70% des employés étaient satisfaits de leurs salaires, l'entreprise n'a pas précisé si elle comptait répondre aux demandes de ses grévistes.

La grève de livreurs de Talabat suit celle la semaine dernière de leurs collègues de la plateforme concurrente Deliveroo, qui envisageait une augmentation du temps de travail et une baisse des salaires. "Notre intention initiale avec cette annonce était de proposer une structure de rémunération plus équilibrée", avait assuré Deliveroo dans une déclaration transmise à l'AFP, assurant avoir mis son projet sur "pause". "Il est évident que certaines de nos intentions initiales n'ont pas été claires et nous restons à l'écoute des livreurs", avait assuré l'entreprise.

Ces grèves interviennent dans un contexte de vague inflationniste globale, les prix du carburant et des denrées alimentaires ayant grimpé en flèche dans le monde entier à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Dans un pays au coût de la vie déjà très élevé, les livreurs de Talabat et Deliveroo ont vu leurs dépenses augmenter ces dernières semaines, notamment celles liées à l'essence qu'ils doivent eux-mêmes payer.


Des livreurs de repas à domicile travaillant pour de célèbres applications mobiles ont mené une rare grève mardi à Dubaï pour exiger de meilleurs salaires, la deuxième mobilisation de ce genre ces derniers jours dans le riche émirat du Golfe.
Les ONG de défense des droits humains critiquent régulièrement les mauvaises conditions de travail des nombreux travailleurs migrants dans les...