Le porte parole de la commission des Affaires étrangères au sein du Conseil national de la résistance iranienne et un avocat devant le siège de la cour d'appel en Belgique, le 10 mai 2022. Photo TOM GOYVAERTS / BELGA / AFP
Trois Belgo-Iraniens ont été condamnés mardi en Belgique à des peines de 17 à 18 ans de prison pour leur participation, en 2018, à un projet d'attentat contre un rassemblement de l'opposition iranienne en France. Ils sont également déchus de leur nationalité belge, selon l'arrêt rendu par la cour d'appel d'Anvers (nord), transmis à la presse.
Nasimeh Naami, 37 ans, son mari Amir Saadouni, 42 ans, et Mehrdad Arefani, 58 ans, considéré également comme un agent du renseignement iranien en Belgique, ont été reconnus coupables de "tentative d'assassinat terroriste" le 30 juin 2018 à Villepinte, près de Paris.
Les deux premiers ont été condamnés à 18 ans de prison. Pour Amir Saadouni, c'est une peine plus lourde que celle prononcée en première instance en février 2021 (15 ans).
Mehrdad Arefani, ancien poète dissident, exilé en Europe depuis une vingtaine d'années, a écopé de 17 ans de prison. Cela revient, comme pour Mme Naami, à confirmer la peine du tribunal correctionnel, conformément à ce que réclamait l'accusation.
La principale figure de ce procès, Assadollah Assadi, considéré comme le coordinateur du projet d'attentat, a été condamné l'année dernière à 20 ans de prison, soit la peine maximale. Ce diplomate iranien, en poste à Vienne au moment des faits, n'avait pas interjeté appel.
Dans son arrêt rendu mardi, la cour d'appel fustige le rôle des trois complices et leur "implication active" aux côtés de M. Assadi dans "le département 312 du ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité" ayant fomenté cette action terroriste.
Un attentat à la bombe devait viser le 30 juin 2018 à Villepinte la grand messe annuelle du CNRI, coalition d'opposants dont la principale composante est l'organisation des Moudjahidine du peuple (MEK). Le jour même, Mme Naami et M. Saadouni, domiciliés à Anvers, sont arrêtés par la police belge dans les environs de Bruxelles en possession de 500 grammes d'explosif TATP et d'un détonateur dans leur voiture. L'enquête ouverte par la justice antiterroriste belge remonte rapidement jusqu'à M. Arefani, qui est arrêté le même jour, à Villepinte. Il était chargé d'y guider les poseurs de bombe, sur instruction du coordinateur, selon la cour d'appel.
Depuis près de quatre ans les opposants ciblés, dont la présidente du CNRI Maryam Rajavi, n'ont cessé de dénoncer un projet relevant du "terrorisme d’État", qui aurait pu provoquer "un bain de sang" parmi les milliers de personnes réunies à Villepinte. Ce dossier a aussi suscité des tensions diplomatiques entre Téhéran et plusieurs capitales européennes, dont Paris.
L'Iran a soutenu M. Assadi et dénoncé lors de sa condamnation une procédure "illégale et en violation flagrante du droit international". Selon Téhéran, l'immunité du diplomate a été bafouée.
Nasimeh Naami, 37 ans, son mari Amir Saadouni, 42 ans, et Mehrdad Arefani, 58 ans, considéré également comme un agent du renseignement iranien en Belgique, ont été reconnus coupables de "tentative d'assassinat terroriste" le 30 juin 2018 à Villepinte, près de Paris.
Les deux premiers ont été condamnés à 18 ans de prison. Pour Amir Saadouni, c'est une peine plus lourde que celle prononcée en première instance en février 2021 (15 ans).
Mehrdad Arefani, ancien poète...


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