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Monde - France

Les partis pro-Macron parviennent à un accord d’union pour les législatives

Le mouvement présidentiel, né en 2016, serait désormais un parti politique rebaptisé « Renaissance ».

Les partis pro-Macron parviennent à un accord d’union pour les législatives

De gauche à droite : l’ex-Premier ministre Édouard Philippe, le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand, le président du MoDem Francois Bayrou et le chef de LRM Stanislas Guerini, hier, lors de leur conférence de presse. Stéphane de Sakutin/AFP

Les partis qui soutiennent le président Emmanuel Macron sont parvenus à un accord pour s’unir au sein d’une confédération, baptisée « Ensemble », en vue des élections législatives, a annoncé jeudi le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand.

« Les membres de cette confédération ont passé un accord politique et électoral pour investir les candidates et les candidats » aux scrutins des 12 et 19 juin, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse au siège de La République en marche (LRM), à Paris.

Le délégué général de LRM Stanislas Guérini a annoncé à cette occasion que le mouvement présidentiel, né en 2016 pour mener Emmanuel Macron à l’Élysée, serait désormais un parti politique rebaptisé « Renaissance ».

Présent à ses côtés, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, fondateur du mouvement Horizons, a posé comme objectif de « donner au président de la République une majorité stable, solide, dynamique, vivante, pour faire en sorte que le quinquennat qui s’ouvre soit un quinquennat réussi ». Chaque composante disposera d’un groupe dans la future Assemblée.

« La sauvegarde des complémentarités est très importante », a souligné pour sa part le président du MoDem François Bayrou, partenaire historique d’Emmanuel Macron. « Les négociations se sont passées dans le meilleur climat que j’aie jamais rencontré », a assuré le leader centriste, alors que couraient des rumeurs de frictions avec Édouard Philippe et les responsables d’Horizons », notamment au sujet de la répartition des circonscriptions. « Depuis cinq ans, nous travaillons ensemble, a renchéri Édouard Philippe. Nous avons ensemble œuvré à trouver les conditions d’un bon accord. Et je crois que nous avons signé un bon accord. »

« Nous n’accepterons pas de dissidence » dans aucune des 577 circonscriptions françaises, a dit François Bayrou, précisant que la confédération aurait un « financement unique, qui fait qu’il n’y aura pas de concurrence entre nous ».

Le projet d’Ensemble est fondé sur le programme présidentiel qui a conduit Emmanuel Macron à être réélu le 24 avril dernier avec 58,5 % des suffrages. « Le contenu programmatique est celui sur lequel le président de la République s’est engagé », a dit Édouard Philippe.

Richard Ferrand a fait savoir qu’« environ » 200 investitures seraient annoncées. Une journée de formation des candidats aux législatives de l’actuelle majorité est prévue le 10 mai.

Réunion des caciques socialistes

De l’autre côté de l’échiquier politique, les 300 membres du Conseil national du Parti socialiste devaient se réunir jeudi soir pour valider l’accord passé avec La France insoumise (LFI) en vue des élections législatives de juin, objet de joutes au sein du parti historique menacé d’extinction après son score calamiteux de la présidentielle.

Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, arrivé troisième au premier tour de la course à l’Élysée avec 22 % des voix et qui ambitionne d’imposer une cohabitation au président réélu Emmanuel Macron, a également scellé un accord électoral avec les écologistes et les communistes.

Jugé contre nature, voire suicidaire, par des leaders socialistes, comme l’ancien président François Hollande et l’ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve, qui a mis à exécution sa menace de quitter le parti, l’alliance avec un camp jusqu’ici considéré comme un frère ennemi est jugée indispensable à la survie du PS par l’actuel premier secrétaire Olivier Faure dont la ligne est majoritaire au Conseil national.

Pour ses détracteurs, la « reddition » du PS au profit de la gauche radicale trahit les idéaux du parti de Jean Jaurès et François Mitterrand, notamment sur les questions relatives à la laïcité et à la construction européenne.

L’actuelle direction du PS doit ainsi composer avec le courroux des figures historiques comme François Hollande, qui « récuse » l’accord avec LFI, l’ex-Premier ministre Jean-Marc Ayrault et l’ancien ministre Stéphane Le Foll, qui s’est déclaré sur France 2 prêt à « conduire la campagne » dissidente de « tous ceux qui vont être candidats, quand même parce qu’ils n’accepteront pas l’accord ».

D’anciens responsables socialistes, comme François Rebsamen et Marisol Touraine, ont pour leur part rejoint le camp d’Emmanuel Macron avant la présidentielle.

Source : Reuters

Les partis qui soutiennent le président Emmanuel Macron sont parvenus à un accord pour s’unir au sein d’une confédération, baptisée « Ensemble », en vue des élections législatives, a annoncé jeudi le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand. « Les membres de cette confédération ont passé un accord politique et électoral pour investir les candidates et les candidats » aux scrutins des 12 et 19 juin, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse au siège de La République en marche (LRM), à Paris.Le délégué général de LRM Stanislas Guérini a annoncé à cette occasion que le mouvement présidentiel, né en 2016 pour mener Emmanuel Macron à l’Élysée, serait désormais un parti politique rebaptisé « Renaissance ».Présent à ses côtés, l’ancien Premier...
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