Une des élèves a écrit un article sur l’importance de préserver les sources d’eau et de réduire le gaspillage. Photo DR
Dans le cadre de ses efforts orientés vers un développement continu et une pédagogie résolument tournée vers l’élève, l’Association philanthropique des Makassed entend multiplier des actions pédagogiques visant à faire de ses élèves de futurs citoyens éclairés et responsables, capables de prendre la parole. L’association s’intéresse en particulier aux écoles rurales et a à cœur de les faire participer en leur donnant les moyens de s’exprimer. Ainsi, deux élèves de la classe de sixième de l’école Akkar el-Atika ont consacré deux articles à leur village.
Houda el-Achek s’est exprimée sous le titre « Akkar el-Atika est l’un des plus beaux villages libanais situé au nord du Liban » en mettant l’accent sur l’importance de l’eau : « En 2016, notre village a été nommé village préféré des Libanais, vu qu’il était le village des sources naturelles (des montagnes, des forêts, des rivières…). Ce village possède plusieurs rivières (environ 350 sources d’eau) ; cette belle région est la principale source de la rivière (Oustouane). Akkar el-Atika a la plus haute cascade du Liban qui se trouve dans une magnifique région qui s’appelle Machta el-Ben. Malheureusement, elle n’a pas été valorisée. Nous supposons qu’il y a beaucoup de sites touristiques au bord de ces rivières, comme par exemple une centrale électrique ou bien un laboratoire d’eau portable, mais en réalité, aucun projet de ce genre n’existe. Combien de temps cette négligence va-t-elle durer ? Cette source sera-t-elle encore là quand mes camarades et moi serons grands ? Nous pensons que le peuple de Akkar el-Atika doit être sauvé de l’obscurité. Cela se fait en développant un projet permettant de produire du courant électrique par l’eau, comme celui qui existe à Zahlé et qui assure l’éclairage tout le temps (24h/24). Ce projet permettrait de réduire le gaspillage en eau. »
Hanine el-Chaar a, sous le titre « Akkar el-Atika, un beau paysage, mais… », mis l’accent sur le fléau des incendies. « À Akkar el-Atika, se trouve le plus beau paysage du monde. C’est une zone touristique qui ressemble à un paradis sur terre! Mais depuis ces trois dernières années, 25 % des espaces verts sont menacés à cause des incendies. Du Nord au Sud, le Liban est à risque. Des foyers d’incendie se sont déclarés dans les environs de notre village Akkar el-Atika (Ghazrata, Zwarib et Wadi Msaouer). Les flammes se sont propagées en raison de la force des vents. Les volontaires de notre région et les pompiers se sont précipités sur les lieux afin d’éteindre le feu. Cette catastrophe a des impacts environnementaux négatifs. D’une part, elle entraîne la pollution de l’air qui cause beaucoup de maladies respiratoires dangereuses pour l’homme, comme les allergies. D’autre part, elle comporte d’autres risques, tels que la disparition des animaux et des plantes… De nombreux espaces verts ont été décimés. Ce sont essentiellement des pins et des chênes. À notre avis, les gens coupent des arbres et provoquent des incendies dans la forêt pour apporter du bois de chauffage: à cause de la pauvreté ; ils sont dans l’incapacité de se procurer du mazout. La crise économique a obligé les gens à se comporter ainsi afin de survivre. Mais en réalité, une minorité a profité de cette situation en vendant le bois pour avoir de l’argent et non pas pour se réchauffer. Notre région naturelle, notre paradis, paie jusqu’à maintenant le prix de la pauvreté et de la crise économique. Par conséquent, Il est nécessaire de lutter contre ce phénomène par tous les moyens possibles : une meilleure sensibilisation pour encourager le respect et la préservation des espaces verts. Ne laissez pas votre avidité éliminer nos espaces verts, notre paradis ! »

