Le mythique maillot que portait Diego Maradona quand il a crucifié l’Angleterre au Mondial de foot en 1986 est proposé aux enchères par Sotheby’s, qui espère le vendre pour plus de 5 millions de dollars. Sotheby’s/Handout/AFP
Les clubs anglais ont pris une option en Ligue des champions (C1) de football : Manchester City a percé la muraille de l’Atlético Madrid (1-0) et Liverpool a fait respecter la hiérarchie à Lisbonne contre le Benfica (3-1), mardi tard dans la nuit lors des matches allers des quarts de finale.
Pep Guardiola a réussi sa mission face au « Cholo » Diego Simeone. L’opposition tactique entre le Catalan et l’Argentin, diamétralement opposés dans leur vision du football, n’a logiquement pas accouché d’un match fou, mais la persévérance des Citizens a fini par payer. Les Colchoneros seront désormais contraints de se découvrir le 13 avril à domicile s’ils veulent éliminer une seconde équipe de Manchester, après United qu’ils écœuré en huitièmes (1-1, 1-2).
Au Stade de la Luz de Lisbonne, Ibrahima Konaté est passé par toutes les émotions. La fierté d’une titularisation dans le concurrentiel onze de départ de Liverpool, l’émotion d’un premier but en C1... et la frustration postérieure à une grosse bourde défensive qui a ouvert la voie à une réduction du score par Benfica. Cette erreur défensive coûtera-t-elle cher aux Reds ? Ces derniers gardent tout de même une avance confortable avant le match retour. Liverpool sera toutefois prudent, car Benfica, tombeur du FC Barcelone lors de la phase de groupes puis de l’Ajax Amsterdam en huitièmes, a montré en seconde période qu’il méritait sa place en demi-finales.
Koeman en Oranje en 2023
D’autre part, Ronald Koeman, limogé du FC Barcelone en octobre dernier, redeviendra le sélectionneur des Pays-Bas en 2023 après la Coupe du monde au Qatar, succédant à Louis van Gaal – qui souffre d’un cancer – sur le banc des Oranje, a annoncé hier la Fédération néerlandaise de football (KNVB). « J’attends avec impatience cette nouvelle collaboration. Il y a un peu plus d’un an et demi, je n’ai certainement pas quitté l’équipe nationale néerlandaise par mécontentement », a déclaré Koeman, cité dans un communiqué de la KNVB. Il avait déjà occupé le poste de sélectionneur de 2018 à 2020. Son nouveau contrat avec la KNVB courra jusqu’à la Coupe du monde 2026 et a été signé par les deux parties, a précisé la fédération.
Quant au fair-play financier, sera-t-il moins contraignant mais plus efficace ? Conçues en pleine crise du Covid-19 et destinées à contenir l’envol des coûts salariaux, les nouvelles règles budgétaires du football européen seront dévoilées aujourd’hui et seront cruciales pour arbitrer la rivalité sportive des cadors. Après plusieurs mois de discussions, l’UEFA doit adopter à la mi-journée la refonte de son fair-play financier (FPF), un système introduit en 2010 pour freiner l’endettement des clubs européens, perpétuellement tentés par la surenchère financière pour étancher leur soif de trophées.
En douze ans, cette limitation du déficit des clubs a contribué à assainir les comptes, mais elle a aussi révélé ses limites : sa rigueur aggrave le sort des écuries fragilisées, alors que la pandémie a coûté environ 7 milliards d’euros au football européen en deux saisons, tout en étant aisément déjouée par les clubs détenus par des États aux fonds quasi illimités, Manchester City et le Paris SG en tête. Pour ne pas précipiter une vague de faillites, l’UEFA a donc assoupli l’appréciation des déficits depuis le printemps 2020, puis annoncé une vaste refonte des règles financières imposées aux clubs.
« La main de Dieu »
En outre, qui pourra s’offrir le mythique maillot que portait Diego Maradona quand il a crucifié l’Angleterre à la Coupe du monde 1986 ? Deux ans après la mort du « Pibe de Oro », l’objet va être mis aux enchères par Sotheby’s, qui espère le vendre pour plus de 5 millions de dollars. Depuis plus de 35 ans, ce maillot bleu portant le n° 10 a eu pour unique propriétaire l’ancien milieu de terrain anglais Steve Hodge. Bien inspiré, il avait échangé le sien avec Maradona à la fin du match remporté (2-1) par les Argentins et resté l’un des plus controversés de l’histoire du Mondial. En cause, « la main de Dieu », ce but providentiel de Maradona qu’il aurait marqué de la main pour donner la victoire aux siens.
L’ex-joueur anglais, qui en a fait le titre de son autobiographie (The Man with Maradona’s Shirt) et avait confié le maillot au National Football Museum de Manchester pour y être exposé, promettait encore à la mort de Maradona que l’objet n’était pas à vendre et qu’il avait une « valeur sentimentale incroyable ». Mais le temps semble venu. Sotheby’s l’exposera dans ses locaux à Londres pendant la vente sur internet (du 20 avril au 4 mai).
Source : AFP

