Rechercher
Rechercher

Lifestyle - This Is America

#ifThenSheCan : 120 statues pour illustrer l’impact des femmes scientifiques

Cette installation inédite mise en place par le Smithsonian à Washington expose de manière spectaculaire ces scientifiques célèbres à l’occasion du Mois de la femme.

#ifThenSheCan : 120 statues pour illustrer l’impact des femmes scientifiques

Vue d’ensemble de l’installation au Smithonian en présence de certaines femmes qui y sont représentées. Photo tirée de la page officielle du musée.

Après New York et Dallas, 120 statues de femmes scientifiques représentées grandeur nature se sont retrouvées côte à côté, dans un immense espace au cœur de Washington, illustrant à merveille le concept du STEM (Science, Technology, Engineering, Mathematics). Cette installation, baptisée #ifThenSheCan / The exhibit est présentée par la Smithsonian Institution dans le cadre du Mois de la femme jusqu’au 27 mars. L’ensemble ne passe pas inaperçu – et ceci est voulu – puisque les 120 sculptures, imprimées en 3D, sont d’un même orange vif. Cette exposition intervient aussi en réponse au manque de représentation des femmes dans les sculptures publiques à travers les États-Unis et au manque de femmes travaillant dans les domaines STEM. Placées ensemble, ces statues de femmes célèbres ont un impact visuel considérable, et agissent également comme des miroirs, reflétant les parcours possibles que peut emprunter la jeunesse féminine. Ce projet a été mené par le Smithsonian en collaboration avec If/Then, une initiative visant à amorcer un changement culturel chez les jeunes filles afin de les intéresser aux carrières scientifiques.

Vue d’ensemble de l’installation au Smithonian. Photo tirée de la page officielle du musée.

Dix heures pour chaque sculpture

Cette installation est la plus grande collection de ce genre jamais présentée ainsi que la plus grande réalisation d’impression en 3D dans ce domaine. Les statues ont été équipées de codes QR (Quick Response), afin que les visiteurs puissent se familiariser avec l’histoire unique de chacune de ces scientifiques mises en avant avec leur contribution notable dans un secteur donné. Comme précisé sur la page d’accueil du programme de l’exposition, les sculptures ont été réalisées via une imprimante 3D, à l’aide de couches de gel acrylique, puis elles ont été captées par 89 caméras sous l’éclairage de 25 projecteurs. Un processus qui a pris environ 10 heures pour chacun des personnages. Parmi les pionnières scientifiques présentées figurent Jessica Esquivel, l’une des 150 femmes noires titulaires d’un doctorat en physique dans le pays, Karina Popovich, une étudiante qui a produit plus de 82 000 pièces d’équipement de protection individuelles (EPI) imprimées en 3D pour les travailleurs du secteur de la santé pendant la pandémie. Exposées également, l’astrophysicienne Kelly Korreck, la biologiste spécialiste de la faune Kristine Inman, la microbiologiste Dorothy Tovar ou encore Monica Rho, médecin de l’équipe nationale féminine de football des États-Unis.

Honorer les carrières STEM

« Ce statuaire hors du commun de femmes remarquables dans les domaines de technologie, ingénierie et mathématiques célèbre l’impact incroyable qu’elles continuent d’avoir sur les efforts scientifiques vitaux », a déclaré, dans un communiqué, Lonnie Bunch, secrétaire du Smithsonian. « Cette diversité confirme qu’une main-d’œuvre plus diversifiée et plus inclusive renforcera notre avenir commun. » Allant encore plus loin, Lonnie Bunch a même relaté dans un tweet une histoire personnelle illustrant la discrimination professionnelle, même chez les hommes : « Au cours de mes études secondaires, on m’avait dit qu’il n’y avait que certaines carrières que je pouvais poursuivre en tant qu’Afro-Amécain, et que je devais me concentrer, par exemple, sur la menuiserie plutôt que sur les sujets que j’aimais davantage. Il est donc primordial pour moi que les jeunes d’aujourd’hui s’engagent pour leur avenir dans un monde plein de possibilités et ceci dans tous les domaines. » Aux États-Unis, les femmes représentent près de la moitié de la main-d’œuvre, mais seulement 27 % environ travaillent dans les domaines scientifiques. Cet écart est encore plus prononcé dans d’autres spécialisations. Seulement environ un quart des employés dans le secteur de l’informatique et environ 15 % dans l’ingénierie sont des femmes.

De part la couleur, la grandeur et les choix des sculptures, cette exposition est une occasion idéale de montrer que les femmes ont prospéré avec succès dans les STEM pendant des décennies, en mettant sous les projecteurs d’innombrables influences dont les jeunes femmes d’aujourd’hui peuvent s’inspirer pour se lancer dans les domaines scientifiques.

Après New York et Dallas, 120 statues de femmes scientifiques représentées grandeur nature se sont retrouvées côte à côté, dans un immense espace au cœur de Washington, illustrant à merveille le concept du STEM (Science, Technology, Engineering, Mathematics). Cette installation, baptisée #ifThenSheCan / The exhibit est présentée par la Smithsonian Institution dans le cadre du Mois de la femme jusqu’au 27 mars. L’ensemble ne passe pas inaperçu – et ceci est voulu – puisque les 120 sculptures, imprimées en 3D, sont d’un même orange vif. Cette exposition intervient aussi en réponse au manque de représentation des femmes dans les sculptures publiques à travers les États-Unis et au manque de femmes travaillant dans les domaines STEM. Placées ensemble, ces statues de femmes célèbres ont un impact visuel...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut