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Monde - Invasion De L’Ukraine

Frappes russes sur une base près de la frontière polonaise

La métropole d’Odessa continue de se préparer à une offensive des troupes de Moscou.

Frappes russes sur une base près de la frontière polonaise

Des obstacles antichars ont été déployés dans une rue d’Odessa, pour contrer les troupes russes. Bulent Kilic/AFP

De nouvelles frappes russes ont visé une base militaire près de la frontière polonaise, faisant au moins 35 morts selon les autorités locales, alors que le sud du pays continue d’être pilonné et Kiev redoute toujours un encerclement au 18e jour de l’invasion russe qui a fait près de 2,7 millions de réfugiés selon les chiffres de l’ONU hier.

Selon des sources concordantes, un journaliste américain a été tué et un autre blessé par balle dimanche à Irpin, à la lisière nord-ouest de Kiev. Il s’agit du premier journaliste étranger mort depuis le début de l’invasion russe le 24 février. Les deux hommes ont été touchés alors qu’ils circulaient en voiture avec un civil ukrainien, également blessé. Le journaliste tué avait ses papiers sur lui le présentant comme Brent Renaud, 50 ans.

Sur le terrain, les forces russes ont frappé une base militaire à une vingtaine de kilomètres de la frontière polonaise, pays membre de l’OTAN, qui a servi ces dernières années de terrain d’entraînement aux forces ukrainiennes sous l’encadrement d’instructeurs étrangers, notamment américains et canadiens. Elle était l’un des principaux centres servant aux exercices militaires conjoints entre les forces ukrainiennes et celles de l’OTAN. C’est sur cette base qu’arrive une partie de l’aide militaire livrée à l’Ukraine par les pays occidentaux. « En conséquence de cette frappe, jusqu’à 180 mercenaires étrangers et une importante quantité d’armes étrangères ont été éliminés », a affirmé lors d’un briefing le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, sans que ce chiffre puisse être confirmé de source indépendante.

Les frappes de dimanche surviennent alors que la Russie a menacé la veille de cibler les livraisons d’armes occidentales à l’Ukraine. Selon le gouverneur de la région Maxim Kozitsky, les frappes ont été menées depuis les mers Noire et d’Azov et ont fait 35 morts et 134 blessés. Cette base est située à Yavoriv, à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Lviv, où de nombreuses personnes déplacées ont afflué.

« La Russie a attaqué le Centre international pour le maintien de la paix et de la sécurité. Des instructeurs étrangers travaillent là-bas », a indiqué le ministre ukrainien de la Défense Oleksii Reznikov, sans préciser s’ils étaient présents au moment des frappes.

Dans cette région, des frappes avaient déjà visé samedi un aéroport militaire à Lutsk, tuant quatre soldats ukrainiens. Dimanche, le maire d’Ivano-Frankivsk, à une centaine de kilomètres au sud de Lviv, a affirmé qu’une « frappe » avait visé tôt dans la matinée l’aéroport.

Convoi proche de Marioupol

Parallèlement, l’armée russe continue de pilonner le sud du pays où la ville assiégée de Marioupol espère l’arrivée d’un convoi d’aide humanitaire bientôt. Le convoi « est à 2h de Marioupol, à 80 km », a déclaré hier le président ukrainien Volodymyr Zelensky. « Nous ferons tout pour casser la résistance des occupants qui bloquent même les prêtres orthodoxes. Les prêtres accompagnent ce convoi de 100 tonnes d’eau, de nourriture, de médicaments », a-t-il dit dans une vidéo sur Telegram.

L’enjeu est crucial pour Marioupol : la cité portuaire stratégique, située entre la Crimée et le Donbass, est plongée dans une situation « quasi désespérée » selon Médecins sans frontières (MSF), manquant de vivres et privée d’eau, de gaz, d’électricité et de communications. Le Comité international de la Croix-Rouge a mis en garde hier contre « un scénario du pire » dans Marioupol.

Moscou reconnaît que la situation « dans certaines villes » a pris des « proportions catastrophiques », selon les mots du général Mikhaïl Mizintsev, cité samedi par les agences de presse russes. Mais le militaire a accusé les « nationalistes » ukrainiens de miner les zones résidentielles et de détruire des infrastructures. Selon le président ukrainien, « 125 000 personnes ont été évacuées par des couloirs humanitaires ».

Toujours au sud, la métropole d’Odessa continue de se préparer à une offensive des troupes russes, qui se concentrent pour l’heure à une centaine de kilomètres à l’est sur Mykolaïv. Onze personnes ont été tuées dans des frappes russes sur cette ville portuaire, a indiqué dimanche le gouvernement de la région, Vitali Kim. Samedi, les frappes avaient notamment touché des zones d’habitation, y compris un centre de cancérologie et un hôpital ophtalmologique.

Par ailleurs, le maire de Dniproroudné, dans le Sud, a été enlevé hier par des soldats russes deux jours après le kidnapping d’un autre maire, selon le gouverneur de la région de Zaporojie. Ces enlèvements ont été condamnés par l’Union européenne.

Le bilan des victimes, dont certaines jonchent les rues des villes, est impossible à vérifier. Au moins 596 civils ont été tués, selon le décompte hier des Nations unies, qui soulignent que leurs bilans sont probablement très inférieurs à la réalité. « Environ 1 300 » militaires ukrainiens ont été tués depuis le 24 février, avait indiqué samedi M. Zelensky. L’armée russe, elle, a perdu « environ 12 000 hommes », affirme le chef de l’État. La Russie, de son côté, a annoncé le 2 mars son seul et unique bilan à ce jour de 498 soldats tués.

Kiev, dont seules les routes vers le sud restent dégagées, est de plus en plus cernée par les soldats russes, qui ont détruit samedi l’aéroport avoisinant de Vassylkiv, selon les Ukrainiens. Présentes dans les faubourgs, les troupes russes tentent de neutraliser les localités environnantes pour « bloquer » Kiev, selon l’état-major ukrainien, et la banlieue nord-ouest (Irpin, Boutcha) a été lourdement bombardée ces derniers jours. Ils se heurtent toutefois à la résistance de l’armée ukrainienne, tant à l’ouest qu’à l’est de la capitale.

Bombes au phosphore ?

Vladimir Poutine affiche lui aussi toujours sa détermination. Samedi, le président russe a accusé les forces ukrainiennes de « violations flagrantes » du droit humanitaire, lors d’un entretien téléphonique avec les dirigeants français Emmanuel Macron et allemand Olaf Scholz. « Mensonges », a réagi la présidence française. Et les appels de MM. Macron et Scholz à un « cessez-le-feu immédiat » sont restés lettre morte.

Dimanche, un responsable ukrainien a accusé Moscou d’utiliser des bombes au phosphore dans l’Est. Selon Oleksi Bilochytsky, chef de la police de Popasna, située à une centaine de kilomètres à l’ouest de Lougansk, les Russes ont utilisé de telles bombes sur sa localité. « C’est ce que les nazis appelaient un “oignon brûlant”, et c’est ce que les “Russistes” (combinaison de Russes et fascistes, NDLR) sont en train de lâcher sur nos villes. Souffrances indescriptibles et incendies », a-t-il écrit sur Facebook. Cette information était invérifiable dans l’immédiat.

Les Occidentaux refusent d’entrer dans le conflit, mais ont multiplié les sanctions économiques et commerciales contre la Russie, et assuré Kiev d’un soutien, notamment militaire. Washington a autorisé samedi une nouvelle aide en armes de 200 millions de dollars, qui fait suite à une première aide en équipements militaires de 350 millions de dollars, dont deux tiers ont été livrés le 4 mars, selon une responsable du Pentagone.

Source : AFP

De nouvelles frappes russes ont visé une base militaire près de la frontière polonaise, faisant au moins 35 morts selon les autorités locales, alors que le sud du pays continue d’être pilonné et Kiev redoute toujours un encerclement au 18e jour de l’invasion russe qui a fait près de 2,7 millions de réfugiés selon les chiffres de l’ONU hier.Selon des sources concordantes, un journaliste américain a été tué et un autre blessé par balle dimanche à Irpin, à la lisière nord-ouest de Kiev. Il s’agit du premier journaliste étranger mort depuis le début de l’invasion russe le 24 février. Les deux hommes ont été touchés alors qu’ils circulaient en voiture avec un civil ukrainien, également blessé. Le journaliste tué avait ses papiers sur lui le présentant comme Brent Renaud, 50 ans.Sur le terrain, les forces...
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La guerre d'Ukraine est le symptôme annonceur pour que ceux qui se trouvent derrière la muraille, qui viendront ramasser et conquérir ce continent atlantique en déclin, où l'important c'est le futile, et où le genre devient aussi problématique que le sexe des anges causant la fin de l'empire romain.

DAMMOUS Hanna

23 h 01, le 14 mars 2022

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  • La guerre d'Ukraine est le symptôme annonceur pour que ceux qui se trouvent derrière la muraille, qui viendront ramasser et conquérir ce continent atlantique en déclin, où l'important c'est le futile, et où le genre devient aussi problématique que le sexe des anges causant la fin de l'empire romain.

    DAMMOUS Hanna

    23 h 01, le 14 mars 2022

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