Emmanuel Macron le 28 mai 2018 lors d'une conférence de presse à Paris. Photo PHILIPPE WOJAZER / AFP
Emmanuel Macron a déclaré lundi qu'il ne pensait pas qu'une "vraie solution" puisse être négociée entre Moscou et Kiev pour mettre fin au conflit en Ukraine "dans les jours et semaines qui viennent", ce qui fait que la guerre va "continuer".
S'exprimant à Poissy (Yvelines) pour son premier déplacement comme candidat à la présidentielle, le chef de l'Etat a également souligné que les pays européens n'entreront pas directement dans le conflit car "une guerre avec la Russie serait une guerre mondiale, avec une puissance dotée" de l'arme nucléaire.
"Je suis lucide: à court terme, c'est plutôt la guerre qui va continuer de se faire", a affirmé Emmanuel Macron. Car "je ne pense pas que, dans les jours et semaines qui viennent, il y ait une vraie solution négociée. Je l'espère et nous faisons tout ce que nous pouvons pour l'y aider".
"La discussion est difficile avec (Vladimir) Poutine parce qu'il refuse le cessez le feu" qui est "la condition préalable pour qu'il y ait un vrai dialogue" entre Moscou et Kiev, a-t-il regretté.
"Notre responsabilité est de continuer à parler aux peuples russe et biélorusse" mais aussi "aux dirigeants", et "de toujours respecter la Russie comme pays" car "il n'y a pas de paix durable si la Russie n'est pas prise dans une grande architecture de paix sur notre continent", selon lui.
Par ailleurs, "on est tous très admiratifs de la résistance menée par le peuple ukrainien, ses dirigeants et son président", a-t-il ajouté.
Emmanuel Macron a assuré que la France "prendra sa part pour accueillir, soigner, héberger et intégrer" les Ukrainiens qui fuient leur pays en guerre. "Il faut se mettre en situation de bien les accueillir et de pouvoir leur permettre d'apprendre le plus vite possible notre langue, d'accéder à un travail ou une formation, et de prendre leur place. C'est quelque chose qu'on doit faire tous ensemble. On va y arriver (...) dans l'esprit de solidarité qui est le notre", a-t-il ajouté.
Des mesures pourraient également être prises pour "soulager la Moldavie, un petit pays qui est sous tension" en raison de l'afflux de réfugiés.
"Je suis lucide: à court terme, c'est plutôt la guerre qui va continuer de se faire", a affirmé Emmanuel Macron. Car "je ne pense pas que, dans les jours et semaines qui viennent, il y ait une vraie solution négociée. Je l'espère et nous faisons tout ce que nous pouvons pour...

