En F1, Alpine voit la vie en rose : l’écurie française a présenté lundi soir à Paris sa nouvelle monoplace, baptisée A522, majoritairement bleue et désormais légèrement rose aussi, que piloteront cette saison l’Espagnol Fernando Alonso et le Français Esteban Ocon. Franck Fife/AFP
La F1 prépare une saison 2022 record de 23 Grands Prix avec trois jours de tests à Barcelone, débutant aujourd’hui et se terminant vendredi, où les écuries étrenneront leurs toutes nouvelles monoplaces répondant aux profonds changements du règlement cette année.
Le premier Grand Prix n’aura lieu que le 20 mars à Bahreïn, mais pour eux, tout commence maintenant : le champion en titre néerlandais Max Verstappen, son dauphin britannique Lewis Hamilton et les 18 autres pilotes vont enfin voir en Catalogne les premiers résultats de longs mois de développement sur leurs nouvelles voitures. Après une période d’essais raccourcie à trois jours en 2021 à Bahreïn, la F1 retrouve deux sessions distinctes de tests, six jours au total, comme en 2020, même si la norme précédemment était de huit jours et encore plus auparavant. À Barcelone cette semaine, sans public ni télévisions, puis à Bahreïn du 10 au 12 mars, devant spectateurs et caméras, les dix écuries pourront ainsi appréhender le grand chambardement voulu par la F1 et repoussé d’un an à cause de la pandémie de Covid-19. Le nouveau règlement technique mis en place cette année vise à réduire les écarts de performance entre les écuries, avec des voitures devant pouvoir se suivre de plus près et donc se dépasser plus facilement. L’aérodynamisme a été revu, avec le retour de l’effet de sol, qui plaque les monoplaces au bitume, et les roues sont plus grosses (diamètre de 18 pouces contre 13 auparavant).
Ces derniers jours, chaque écurie a présenté sa version de sa monoplace 2022. Mais c’est à Barcelone que l’on pourra pour la première fois les voir ensemble en piste. Même si elles ne dévoileront sans doute pas encore tous leurs secrets dans ce grand jeu de poker menteur. En plus de Verstappen (Red Bull) et Hamilton (Mercedes), la F1 et ses fans espèrent ainsi voir d’autres prétendants au titre. À commencer par Ferrari et McLaren, sans oublier Alpine, les trois constructeurs qui suivaient au classement l’an dernier.
Au rayon des transferts chez les pilotes, le seul novice qui débutera cette année sera Guanyu Zhou chez Alfa Romeo. Troisième du championnat de F2 l’an passé, il sera le premier Chinois en F1. Zhou aura comme équipier l’expérimenté Finlandais Valtteri Bottas, en provenance de Mercedes. Chez les Flèches d’argent, c’est le jeune Britannique George Russell qui accompagnera désormais Hamilton. Enfin, chez Williams, le Thaïlandais Alex Albon, auparavant pilote Red Bull, est de retour en F1 après un an d’absence. En course, Verstappen (titré pour la première fois) arborera le n° 1 sur sa monoplace au lieu de son n° 33 habituel. Hamilton repart, lui, en quête d’un 8e titre record qui le placerait au sommet du panthéon, seul au-dessus de Michael Schumacher et de ses sept sacres.
Par ailleurs, Michael Andretti, propriétaire de l’écurie éponyme évoluant en IndyCar aux États-Unis, a fait une demande auprès de la Fédération internationale de l’automobile pour intégrer le championnat du monde de F1 en 2024, a affirmé son père Mario, ancien pilote multititré. Andretti Autosport n’a pas confirmé cette annonce, mais Mario Andretti a déclaré à IndyStar.com que son fils serait « prêt à partir dès le lendemain » si sa demande était acceptée. Il a ajouté que la future écurie s’appellerait Andretti Global et serait basée en Angleterre, même si les voitures seront fabriquées dans une usine basée à Indianapolis, près du siège de l’équipe évoluant en IndyCar. Enfin, il a ajouté qu’un motoriste avait été trouvé, mais n’a pas donné son nom.
L’introduction d’une écurie américaine s’inscrirait dans le développement croissant de la F1 aux États-Unis, où aura lieu en mai un Grand Prix à Miami en plus du Grand Prix des États-Unis traditionnellement organisé en octobre à Austin. Et, précisément, ce Grand Prix des États-Unis se disputera sur le circuit texan jusqu’en 2026 incluse, a annoncé Stefano Domenicali, le PDG de la F1. Le circuit d’Austin est présent au calendrier depuis la saison 2012.
Source : AFP

