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Les discussions préserveront « les droits et richesses » naturelles du Liban, assure Aoun

Les discussions préserveront « les droits et richesses » naturelles du Liban, assure Aoun

Le président de la République libanaise, Michel Aoun. Photo Dalati et Nohra

Le président de la République Michel Aoun a affirmé mardi que « tout ce qui se dit sur la renonciation aux droits du Liban concernant la délimitation de la frontière maritime avec Israël n’est pas fondé », assurant que les discussions à ce sujet préserveront « les droits et richesses » naturelles du pays.

« Ce qui se dit sur la renonciation des droits du Liban dans les négociations sur la délimitation de la frontière maritime (avec Israël) n’est pas fondé, et les discussions préserveront les droits du pays et sa richesse », a déclaré M. Aoun devant ses visiteurs, selon des propos rapportés par la présidence sur son compte Twitter.

Ces propos interviennent alors que le président avait déclaré dans une interview récente au quotidien pro-Hezbollah al-Akhbar que les négociations doivent désormais se dérouler à Baabda. Michel Aoun avait également revu les prétentions du Liban à la baisse, revenant sur une surenchère qu’il avait lui-même alimentée pendant plusieurs mois. Dans la même interview, il avait en effet affirmé que la « ligne 23 est notre frontière maritime ». Officiellement, c’est la position du Liban depuis 2011, ce qui lui permet de revendiquer 860 km2 de la zone disputée avec l’État hébreu. Mais si les négociations sont interrompues depuis décembre 2020, c’est parce que le Liban avait opté pour des demandes maximalistes: la ligne 29 qui lui donne 1 430 km2 supplémentaires. Or, c’est justement le président qui avait insisté à l’époque auprès de l’équipe de négociation pour faire valoir cette revendication. Il avait par la suite refusé de signer l’amendement du décret 6433 auprès des Nations unies, condition sine qua non pour officialiser cette requête.

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La volte-face du chef de l’État a provoqué la colère du général Bassam Yassine, négociateur en chef de la délégation libanaise avant d’être mis à la retraite en octobre 2021. Dans une série de tweets, il a accusé le président de « faire un cadeau à Israël », tout en affirmant que Michel Aoun avait donné à plusieurs reprises comme instructions à la délégation de refuser la ligne 23 et de prendre au contraire la ligne 29 comme référence

Le médiateur américain Amos Hochstein, qui avait effectué il y a deux semaines une visite de deux jours à Beyrouth pour relancer les pourparlers indirects entre le Liban et Israël autour de la délimitation de leur frontière maritime, s’était dit « très optimiste », affirmant que le processus se trouvait dans la phase de « comblement des lacunes pour aboutir à un accord ». Lors de cette visite, le médiateur américain a délimité le cadre des négociations à un espace allant de la ligne 1 (revendiquée par Israël) à la ligne 23, excluant de fait les revendications maximalistes libanaises.

Le président de la République Michel Aoun a affirmé mardi que « tout ce qui se dit sur la renonciation aux droits du Liban concernant la délimitation de la frontière maritime avec Israël n’est pas fondé », assurant que les discussions à ce sujet préserveront « les droits et richesses » naturelles du pays.« Ce qui se dit sur la renonciation des droits du Liban dans les négociations sur la délimitation de la frontière maritime (avec Israël) n’est pas fondé, et les discussions préserveront les droits du pays et sa richesse », a déclaré M. Aoun devant ses visiteurs, selon des propos rapportés par la présidence sur son compte Twitter.Ces propos interviennent alors que le président avait déclaré dans une interview récente au quotidien pro-Hezbollah al-Akhbar que les négociations doivent désormais se dérouler...