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L'UE va décider mardi de premières sanctions contre la Russie


L'UE va décider mardi de premières sanctions contre la Russie

Le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell, avant le début d'une réunion du Conseil des affaires étrangères au siège de l'UE à Bruxelles, le 21 février 2022. Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

L'Union européenne (UE) va décider mardi de premières sanctions contre la Russie à la suite de la reconnaissance par Moscou de l'indépendance des régions séparatistes de l'est de l'Ukraine, a annoncé le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell.

M. Borrel a indiqué à la presse à l'ouverture à Paris d'un forum de l'UE pour la coopération dans l'Indopacifique avoir convoqué un "conseil d'urgence des Affaires étrangères que la France va organiser ici même à Paris après la réunion".

"Ce matin on travaille déjà pour préparer le texte et cet après-midi le Conseil va décider des sanctions qu'on va prendre (....) il faut agir vite et vite, ça veut dire cet après-midi, ici à Paris", a-t-il précisé, estimant que ces sanctions seraient adoptées "à l'unanimité".

Il ne s'agit pas à ce stade d'une "invasion de grande ampleur mais des troupes russes sont entrées en territoire ukrainien", dans le Donbass, a souligné M. Borrell.

L'UE avait prévenu lundi soir qu'elle prendrait des sanctions contre la Russie si Moscou reconnaissait l'indépendance des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, régions séparatistes ukrainiennes prorusses.

Le ministre lituanien des Affaires étrangères Gabrielius Landsbergis a appelé à "envoyer un message très clair à la Russie parce que les accords de Minsk sous la forme qui existait jusqu'à hier (lundi) sont morts". Il faisait référence aux accords signés en 2015 par la Russie et l'Ukraine, sous médiation franco-allemande, visant à un retour sous souveraineté ukrainienne des zones tenues par les séparatistes.

M. Landsbergis a évoqué la possibilité de "sanctions individuelles contre les personnes responsables" de la décision de Moscou, "l'interdiction pour les entreprises européennes de travailler dans les territoires occupés ou annexés", ainsi qu'un message à la Russie "pour avoir détruit les accords de Minsk".

Le ministre danois des Affaires étrangères Jeppe Kofod a également déploré que la décision russe "viole les accords de Minsk et les enterre". "Le Danemark oeuvrera à une réaction très dure à ce que nous avons vu hier (lundi) et pour que nous fassions ce qui est en notre pouvoir pour nous tenir aux côtés de nos amis ukrainiens pour contrer ce type de comportement", a-t-il assuré.

A Bruxelles, le ministre irlandais des Affaires européennes Thomas Byrne a jugé nécessaire de "continuer à travailler collectivement via l'Union européenne et avec les Etats-Unis pour que la Russie n'ait absolument aucune incitation à aller plus loin et soit également stoppée dès cette étape".

Josep Borrell avait fait état lundi soir d'un "paquet" de sanctions possibles. "Il y a différentes mesures et le degré de leur mise en oeuvre dépend du niveau d'agression", avait-il expliqué.

Le président russe Vladimir Poutine a reconnu lundi soir l'indépendance de ces deux régions et ordonné aux troupes russes d'entrer dans ces territoires, en défiant les pays occidentaux dont les relations avec Moscou traversent la pire crise depuis la fin de la Guerre froide en raison de la situation autour de l'Ukraine.

L'Union européenne (UE) va décider mardi de premières sanctions contre la Russie à la suite de la reconnaissance par Moscou de l'indépendance des régions séparatistes de l'est de l'Ukraine, a annoncé le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell.
M. Borrel a indiqué à la presse à l'ouverture à Paris d'un forum de l'UE pour la coopération dans l'Indopacifique avoir convoqué un "conseil d'urgence des Affaires étrangères que la France va organiser ici même à Paris après la réunion".
"Ce matin on travaille déjà pour préparer le texte et cet après-midi le Conseil va décider des sanctions qu'on va prendre (....) il faut agir vite et vite, ça veut dire cet après-midi, ici à Paris", a-t-il précisé, estimant que ces sanctions seraient adoptées "à l'unanimité".
Il ne s'agit pas à ce stade d'une "invasion de...