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Sport - Repères

Les stars, les larmes, les faits d’armes : ce qu’on retiendra des JO

Eileen Gu et Nathan Chen ont brillé pendant les Jeux olympiques d’hiver de Pékin, partageant la lumière avec Johannes Boe, Johannes Strolz et Alexander Bolshunov. Mais d’autres sportifs ont quitté la Chine sans la consécration attendue, à l’image de Kamila Valieva ou Mikaela Shiffrin. Voici ce que l’on retiendra de ces JO 2022…

– Eileen Gu star à domicile : née en Californie d’un père américain et d’une mère chinoise, Eileen Gu, prodige du ski freestyle âgée de 18 ans, était déjà une idole en Chine. Avec ses deux sacres en big air et en half-pipe, et sa médaille d’argent en slopestyle, elle s’impose comme l’une des grandes stars des Jeux. Également brillante étudiante et mannequin, la triple médaillée affirme se sentir à la fois chinoise et américaine, et vouloir servir de pont entre ses deux pays. Une diplomate en tenue de ski.

– Kamila Valieva dans la tourmente : la Russe Kamila Valieva, âgée de 15 ans, était la grande favorite pour le titre en patinage artistique. Mais son sacre annoncé vire au cauchemar lorsqu’elle se retrouve au cœur d’une embarrassante affaire de dopage. Autorisée à concourir au terme d’un feuilleton de plusieurs jours, la prodige, en or dans l’épreuve par équipe, s’effondre sous la pression dans son programme libre et laisse échapper la victoire, et même le podium. La détresse de l’adolescente émeut le monde entier, mais pas vraiment son entraîneuse, la sévère et controversée Eteri Tutberidze, pointée du doigt par le président du CIO Thomas Bach pour sa froideur à l’égard de la patineuse.

– Nathan Chen roi des « quads » : triple champion du monde en titre, Nathan Chen s’impose de manière magistrale sur la glace chinoise. Le « quad king » prend une revanche sur ses premiers JO chaotiques. À Pyeongchang en 2018, l’Américain, alors âgé de 18 ans, avait patiné un programme court cauchemardesque et s’était finalement classé 5e. À Pékin, il a dominé tant le programme court que le programme libre.

– Shaun White dépose les armes : un dernier tour – à 1440 degrés – et puis s’en va. La légende du snowboard Shaun White n’a pas pu s’élever sur le podium du dernier concours de half-pipe de sa carrière. L’Américain âgé de 35 ans, triple champion olympique, n’ajoutera pas une énième médaille à son palmarès sans égal. Les larmes aux yeux dans l’aire d’arrivée, il a reçu l’hommage unanime de ses adversaires avant de confier que le snowboard avait été « l’amour de (sa) vie ».

– Mikaela Shiffrin digne dans la défaite : attendue comme la reine des JO, l’Américaine Mikaela Shiffrin n’a pas remporté une seule médaille alors qu’elle a disputé toutes les épreuves de ski alpin avec cet objectif. Surtout, elle est sortie trois fois là où elle était favorite en géant, en slalom puis en combiné. Un tremblement de terre pour la skieuse de 26 ans qui ne part presque jamais à la faute habituellement. Digne dans la défaite, elle a pris le temps après chaque revers de s’expliquer longuement à travers tout l’interminable parcours média des Jeux.

– Les Suisses rois de l’alpin : « Donnez-nous des adversaires », aiment chambrer les supporteurs suisses. Jamais la punchline ne s’est aussi bien portée qu’à ces Jeux en ski alpin. Les skieurs helvètes ont remporté 5 des 11 titres distribués à Yanqing avec cinq sportifs différents (la descente pour Beat Feuz et Corinne Suter, le super-g pour Lara Gut-Behrami, le géant pour Marco Odermatt, le combiné pour Michelle Gisin), un record aux Jeux olympiques d’hiver. Plus quatre autres médailles (argent pour Wendy Holdener en combiné, bronze pour Gut-Behrami en géant, Holdener en slalom, Gisin en super-g) pour une génération exceptionnelle.

– Alexis Pinturault en leader éprouvé : le leader de l’équipe de France s’est effondré en larmes devant la presse après sa chute, douloureuse pour l’épaule et pour le moral, lors du combiné alpin dont il était le favori. Sacrée n° 1 mondial du ski alpin l’an dernier, cette machine à gagner n’a pas retrouvé « la flamme » et l’énergie cette saison. Les Jeux, qu’il quitte sans médaille et avec le constat d’être épuisé mentalement, n’ont pas fait exception.

– Strolz de père en fils : quasi inconnu avant le début de la saison, exclu de l’équipe autrichienne pour manque de résultats en 2021, Johannes Strolz a été l’homme fort et la grande surprise du ski alpin pendant ces Jeux. Il repart avec trois médailles, dont deux titres (or du combiné et du parallèle, argent du slalom). Ce faisant, il suit les traces de son père Hubert, sacré champion olympique de combiné 34 ans plus tôt à Calgary.

– La Norvège reine des neiges : avec 37 médailles, dont 16 titres, la Norvège n’a pas réussi à battre son record de 39 médailles des Jeux de Pyeongchang en 2018, mais se classe tout de même assez largement en tête du tableau des nations. Avec dix titres à eux trois, les biathlètes Johannes Boe et Marte Olsbu Roeiseland, et la fondeuse Therese Johaug ont largement contribué à la moisson de la team « Norge ».

– Les Kiwis en or : le jour de sa fête nationale (le 6 février), la snowboardeuse Zoi Sadowski-Synnott apporte à la Nouvelle-Zélande la première médaille d’or de son histoire aux Jeux d’hiver lors de l’épreuve de slopestyle. À la fin de Jeux, Nico Porteous, vainqueur en ski half-pipe, décroche un second titre pour son pays, et son équipe le célèbre avec un haka. Au tableau des médailles, les Kiwis se classent 17es, juste devant l’Australie.

– L’Allemagne triomphe sur la piste : portés par Francesco Friedrich, les Allemands présentent un bilan impressionnant en luge, skeleton et bobsleigh, avec seize médailles sur un total de trente, dont neuf titres sur dix possibles. En bobsleigh à deux hommes, ils signent même un inédit podium 100 % allemand ! La raison de cette domination ? L’Institut de recherche et de développement des équipements sportifs, basé à Berlin et spécialisé dans la conception de bobsleighs, luges et autres skeletons, inspirés des écuries de F1.

– Le cercle des quintuples médaillés : les biathlètes norvégiens Johannes Boe et Marte Olsbu Roeiseland, leur collègue français Quentin Fillon Maillet et le fondeur russe Alexandre Bolshunov repartent de Pékin avec la plus grosse moisson de médailles de ces Jeux. Montés chacun sur le podium à cinq reprises, ils égalent le record des Jeux d’hiver. Fillon Maillet pouvait devenir le seul à six médailles, mais le Français a échoué d’un rien en terminant 4e de la mass-start, sa dernière épreuve.

Source : AFP

Eileen Gu et Nathan Chen ont brillé pendant les Jeux olympiques d’hiver de Pékin, partageant la lumière avec Johannes Boe, Johannes Strolz et Alexander Bolshunov. Mais d’autres sportifs ont quitté la Chine sans la consécration attendue, à l’image de Kamila Valieva ou Mikaela Shiffrin. Voici ce que l’on retiendra de ces JO 2022…– Eileen Gu star à domicile : née en Californie d’un père américain et d’une mère chinoise, Eileen Gu, prodige du ski freestyle âgée de 18 ans, était déjà une idole en Chine. Avec ses deux sacres en big air et en half-pipe, et sa médaille d’argent en slopestyle, elle s’impose comme l’une des grandes stars des Jeux. Également brillante étudiante et mannequin, la triple médaillée affirme se sentir à la fois chinoise et américaine, et vouloir servir de pont entre ses...
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