L’association SOS Chrétiens d’Orient est dans le viseur de la justice française, accusée de complicité de crimes de guerre en Syrie, ont indiqué hier deux sources proches du dossier. Une enquête a été ouverte en décembre 2020 pour « complicité de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité » commis en Syrie, selon une des sources proches du dossier, confirmant une information du média d’investigation français Mediapart. L’association, créée en 2013, affirme venir en aide aux chrétiens victimes de violentes persécutions dans la région, en particulier de la part de l’organisation État islamique. Mais certains de ses responsables ont parfois été accusés de complaisance envers le régime du président syrien Bachar el-Assad. « Certains des partenaires syriens de l’association, à la tête de milices pro-Assad, sont accusés par des ONG syriennes d’avoir pillé des villages, bombardé des civils et entraîné des enfants au combat », selon Mediapart. L’enquête s’intéresse notamment à deux chefs de milices chrétiennes, Simon al-Wakil et Nabel al-Abdullah, qui appartiennent aux Forces de défense nationale, écrit le site d’informations. « SOS Chrétiens d’Orient répondra sereinement aux questions que souhaiteraient lui poser les enquêteurs, à supposer que cette enquête existe réellement », a réagi l’association. Elle a également dénoncé le caractère « politisé » de l’article Mediapart, « dont les trois quarts ne visent qu’à dénoncer... le candidat (d’extrême droite à l’élection présidentielle) Éric Zemmour, supposé proche de notre association ! »
Monde - France
« SOS Chrétiens d’Orient » accusée de complicité de crimes de guerre en Syrie
OLJ / le 19 février 2022 à 00h00


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