Le logo de l'association SOS Chrétiens d'Orient. Photo tirée de la page Facebook de l'association
L'association SOS Chrétiens d'Orient est dans le viseur de la justice française, accusée de complicité de crimes de guerre en Syrie, ont indiqué vendredi à l'AFP deux sources proches du dossier.
Une enquête a été ouverte en décembre 2020 pour "complicité de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité" commis en Syrie, selon une des sources proches du dossier, confirmant une information du média d'investigation français Mediapart. L'association, créée en 2013, dit venir en aide aux chrétiens victimes de violentes persécutions dans la région, en particulier de la part de l'organisation Etat islamique. Mais certains de ses responsables ont parfois été accusés de complaisance envers le régime du président syrien Bachar el-Assad.
"Certains des partenaires syriens de l'association, à la tête de milices pro-Assad, sont accusés par des ONG syriennes d'avoir pillé des villages, bombardé des civils et entraîné des enfants au combat", selon Mediapart. L'enquête s'intéresse notamment à deux chefs de milices chrétiennes, Simon al-Wakil et Nabel al-Abdullah, qui appartiennent aux Forces de défense nationale, écrit le site d'informations. "SOS Chrétiens d'Orient répondra sereinement aux questions que souhaiteraient lui poser les enquêteurs, à supposer que cette enquête existe réellement", a réagi l'association auprès de l'AFP. "SOS Chrétiens d'Orient n'a jamais été complice de quelque crime que ce soit", a-t-elle souligné, ajoutant avoir "distribué des médicaments, de la nourriture à des populations régulièrement soumises aux attaques et bombardements répétés de groupes djihadistes". Elle a également dénoncé le caractère "politisé" de l'article Mediapart, "dont les trois quarts ne visent qu'à dénoncer... le candidat (d'extrême droite à l'élection présidentielle, NDLR) Eric Zemmour, supposé proche de notre association !"
L'association a pour président Charles de Meyer, qui se revendique de la mouvance maurassienne (royaliste d'extrême droite). Il est actuellement assistant parlementaire du député européen Thierry Mariani, ancien membre du parti conservateur Les Républicains, passé au Rassemblement national (extrême droite) et proche de la Russie.
Une enquête a été ouverte en décembre 2020 pour "complicité de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité" commis en Syrie, selon une des sources proches du dossier, confirmant une information du média d'investigation français Mediapart. L'association, créée en 2013, dit venir en aide aux chrétiens victimes de violentes persécutions dans la région, en particulier de la part de l'organisation Etat islamique. Mais certains de ses responsables ont parfois été accusés de complaisance envers le régime du président syrien Bachar el-Assad."Certains des partenaires syriens de l'association, à la tête de milices pro-Assad,...


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