Le chancelier allemand Olaf Scholz assiste à une cérémonie près du mur du Kremlin à Moscou, le 15 février 2022. Photo MAXIM SHEMETOV / POOL / AFP
Olaf Scholz a refusé, comme le président français Emmanuel Macron il y a une semaine, de se soumettre à un test anti-covid russe à son arrivée mardi à Moscou pour ses entretiens avec Vladimir Poutine, optant pour un prélèvement supervisé par Berlin, a-t-on appris de source gouvernementale allemande.
Le chancelier allemand s'est "fait tester par une médecin de l'ambassade allemande" à son arrivée à l'aéroport, selon cette source qui parlait sous couvert d'anonymat. Selon plusieurs médias, le chancelier a passé le test dans l'avion, une fois arrivé dans la capitale russe.
Les autorités russes ont exigé que tous les membres de la délégation allemandes et les journalistes accompagnant le chancelier présentent trois test négatifs réalisés dans les quatre jours précédant leur départ pour Moscou. Il y a une semaine, le chef de l'Etat français avait lui aussi décliné un test russe à son arrivée à Moscou, selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov
MM. Poutine et Macron avaient en conséquence mené leur entretien séparé par une longue table visant selon le Kremlin à respecter une distance sanitaire.
Les images des deux présidents assis de part et d'autre de cette table blanche longue de six mètres avaient suscité de nombreux commentaires, certains y voyant le signe d'une froideur de M. Poutine envers M. Macron. M. Scholz a lui aussi pris place à cette même table, à bonne distance de M. Poutine, comme le montrent les photos prises mardi.
Olaf Scholz est à Moscou pour tenter de désamorcer la crise nourrie par le déploiement de plus de 100.000 hommes dans le voisinage de l'Ukraine, pays pro-occidental que le Kremlin veut faire revenir dans sa sphère d'influence. Sa visite intervient alors que la Russie a ordonné mardi le retour dans leurs garnisons d'unités déployées près de la frontière ukrainienne, un premier signe de détente.

