Le chef du Parlement irakien Mohammad el-Halboussi, le 28 août 2021, à Bagdad. Photo Ludovic Marin/AFP
La justice irakienne a validé mardi la réélection de Mohammed al-Halboussi à la tête du Parlement, dont la reconduction avait été contestée par deux élus, une mesure ouvrant la voie à la désignation d'un nouvel exécutif.
"La Cour suprême fédérale rejette l'appel" interjeté par deux députés qui réclamaient l'annulation de la session inaugurale du Parlement du 9 janvier au cours de laquelle M. Halboussi avait été réélu, a lu le juge Jassem Mohammed Aboud, président de la plus haute instance judiciaire d'Irak.
Cet arrêt permet aux députés de retrouver les bancs de l'Assemblée et à M. Halboussi le perchoir qu'il avait dû laisser vacant, le temps que les juges délibèrent. Il permet surtout la reprise du processus politique, trois mois et demi après les législatives du 10 octobre 2021. Car ni le chef de l'Etat, ni le Premier ministre n'ont encore été choisis par les députés, dont c'est l'une des prérogatives. Les parlementaires ont jusqu'au 8 février pour élire le président de la République, poste qui revient à un Kurde, alors que le Premier ministre doit être chiite.
La période post-électorale a été marquée par des tractations très tendues pour former une coalition parlementaire à même de désigner un Premier ministre et un gouvernement et des épisodes de violence armée.
La session inaugurale du Parlement, dont les élus Mahmoud al-Machhadani et Bassem Khachan demandaient l'annulation, a notamment été le théâtre de bousculades et d'injures entre les deux camps chiites les plus importants.
Le courant du Moqtada Sadr, arrivé premier aux élections, et le Cadre de coordination, une agglomération de partis, dont certains sont pro-Iran, revendiquent chacun une majorité capable de désigner le Premier ministre.
Les députés du Cadre de coordination, jugeant que M. Halboussi est proche du camp de Sadr, avaient fini par quitter l'hémicycle et boycotter l'élection du président du Parlement, tout en affirmant être capables de former une coalition plus importante que celle de Moqtada Sadr. Ce dernier compte s'allier à deux partis sunnites, Taqqadom et Azm ("Progrès" et "Détermination", en arabe), et au Parti démocratique du Kurdistan (PDK) pour former un "gouvernement de majorité".
"La Cour suprême fédérale rejette l'appel" interjeté par deux députés qui réclamaient l'annulation de la session inaugurale du Parlement du 9 janvier au cours de laquelle M. Halboussi avait été réélu, a lu le juge Jassem Mohammed Aboud, président de la plus haute instance judiciaire d'Irak.
Cet arrêt permet aux députés de retrouver les bancs de l'Assemblée et à M. Halboussi le perchoir qu'il avait dû laisser vacant, le temps que les juges délibèrent. Il permet surtout la reprise du processus politique, trois mois et demi après les législatives du 10 octobre 2021. Car ni le chef de...


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