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Importations d’électricité jordanienne : le contrat sera signé mercredi prochain, annonce Amman


Importations d’électricité jordanienne : le contrat sera signé mercredi prochain, annonce Amman

Un pylône électrique de haute tension dans le nord du Liban. Photo M.A.

Le ministre jordanien de l’Énergie et des ressources minérales, Saleh Kharabsheh, a annoncé mercredi dans les médias que le Liban, la Jordanie et la Syrie allaient signer "mercredi prochain" le contrat d’importation d’électricité dont les bases ont été posées dans le cadre de l’initiative américaine dévoilée en août dernier.

Le ministre a ajouté que le contrat engagera la Jordanie à fournir au Liban "150 mégawatts de minuit à six heures le lendemain et 250 mégawatts le reste de la journée". Ces quantités se situent dans les limites des charges que les relais haute-tension reliant les réseaux syriens et libanais peuvent supporter (mois de 300 MW).

Le courant doit être acheminé via la Syrie, dont le régime est visé par des sanctions, notamment américaines, mais que Washington a consenti à aménager. Le ministre a également assuré que le prix de vente de l’électricité fournie pendant dans le cadre de cet accord – et qu’il n’a pas communiqué – n’occasionnerait aucune perte pour la Jordanie, dans la mesure où ce n’est pas elle qui assume le coût du transport et de la distribution. Outre le prix de vente du courant (qui devrait être de 12 cents US par kilowatt/heure selon certaines estimations), le ministre n’a pas fourni d’autres détails cruciaux comme le coût des réparations du réseau syrien, la durée du contrat ou les modalités de règlement du courant vendu. Dans un communiqué publié en début de soirée, le ministère libanais de l’Énergie et de l’Eau a précisé que le contrat d'importation sera signé à Beyrouth par le directeur général d'Électricité du Liban (EDL), Kamal Hayek et son homologue au sein de la National Electric Power Company (Nepco), Amjad Rawashdeh. Le contrat de transport du courant importé sera lui signé en Syrie dans la foulée, a ajouté le ministère.

Alors que le Liban est en crise depuis plus de deux ans, le fournisseur public Électricité du Liban a de plus en plus du mal à assurer ne serait-ce qu’une poignée d’heures de courant par jour, la faute à des décennies de gestion calamiteuse, exacerbées par les difficultés financières du pays. Depuis plusieurs mois, l’établissement public ne parvient en effet à déployer qu’entre 400 et 700 MW sur plus de 1 500 MW au total, pour une demande qui en nécessite 3 000 MW selon ses propres données.

Le fait que les tarifs d’électricité soient gelés depuis le début des années 1990 pour satisfaire un certain clientélisme politique a logiquement limité les moyens d’EDL, qui dépend des avances du Trésor public pour fonctionner et acheter son carburant, tandis que la dépréciation de la monnaie nationale a réduit la valeur réelle de ses revenus encaissés en livres. De fait, les Libanais sont obligés de compter sur des générateurs privés collectifs, dont la facture de carburant est beaucoup plus onéreuse, pour avoir du courant pendant l’essentiel de la journée.

L’initiative américaine pour permettre au pays de pallier à ces défaillances a été lancée en août dernier, alors que le Hezbollah, que Washington classe parmi les organisations terroristes, annonçait l’arrivée de chargement de carburant iranien à Beyrouth pour répondre aux pénuries subies alors par le pays. Le Liban a également conclu l’été dernier un accord pour importer du fuel irakien à des conditions spécifiques, afin de l’échanger contre du carburant compatible avec ses centrales fourni par des sociétés tierces. 


Le ministre jordanien de l’Énergie et des ressources minérales, Saleh Kharabsheh, a annoncé mercredi dans les médias que le Liban, la Jordanie et la Syrie allaient signer "mercredi prochain" le contrat d’importation d’électricité dont les bases ont été posées dans le cadre de l’initiative américaine dévoilée en août dernier.
Le ministre a ajouté que le contrat engagera la...