Les États-Unis ont annoncé hier qu’ils accordaient de nouvelles exemptions aux sanctions économiques imposées aux talibans, comme ils l’avaient déjà fait en septembre, afin de faciliter l’octroi d’aide humanitaire dans ce pays au bord de l’effondrement économique. Ces trois exemptions doivent permettre d’acheminer de l’aide en Afghanistan, sans violer les sanctions économiques prises par Washington, et « contribuent (...) à la mise en œuvre de la résolution adoptée » hier par le Conseil de sécurité de l’ONU, qui doit faciliter l’aide humanitaire à l’Afghanistan, a précisé le Trésor américain dans un communiqué.
« Les États-Unis sont le pays qui fournit la plus grande aide humanitaire en Afghanistan », a rappelé le secrétaire adjoint au Trésor, Wally Adeyemo, cité dans le communiqué. « Le Trésor a octroyé de larges autorisations qui garantissent que les ONG, les organisations internationales et le gouvernement américain puissent continuer à venir en aide à ceux qui en ont besoin », a détaillé M. Adeyemo.
Aucune sanction n’interdit les envois dans le pays de biens, services ou fonds qui ne vont pas aux talibans ou au réseau Haqqani – considéré par Washington comme un groupe terroriste et qui fait partie du nouveau gouvernement à Kaboul – qui restent soumis aux sanctions, a précisé le Trésor. Cependant, les exonérations permettent le paiement de droits, taxes et redevances au gouvernement contrôlé par les talibans.
La résolution de l’ONU, qui avait été proposée par les États-Unis et a été adoptée hier à l’unanimité, stipule que « le paiement de fonds, d’avoirs financiers » comme « la fourniture de biens et services nécessaires » pour répondre aux « besoins humains fondamentaux en Afghanistan », sont « autorisés » et « ne constituent pas une violation » des sanctions imposées à des entités liées aux talibans. Washington avait gelé près de 9,5 milliards de dollars de la Banque centrale afghane au moment de la prise du pouvoir par les talibans, et a refusé leur dégel le mois dernier.
Le régime des talibans n’est pas reconnu jusqu’à présent par la communauté internationale. Cela a provoqué l’interruption de nombreux programmes humanitaires dans ce pays déjà très pauvre. L’économie, qui dépendait de l’aide internationale, s’est effondrée, avec des fonctionnaires qui n’ont pas été payés depuis des mois et le Trésor public incapable de payer les importations. Le 10 décembre, la Banque mondiale avait annoncé le versement avant fin décembre d’une aide humanitaire de 280 millions de dollars à l’Unicef et au Programme alimentaire mondial, agences onusiennes chargées de distribuer ces fonds.
Source : AFP


On sait très bien que les sanctions ne punissent que le peuple : ceux qui sont prétendument visés continueront toujours à s'enrichir et à bien vivre.
19 h 39, le 27 décembre 2021