« Je me noie, je suis noyée, il y a de l’eau partout », a-t-elle dit, en partant d’un rire sonore. Il n’était pas 8h, nous n’étions que mercredi. Puis elle a ajouté, en glissant un peu sur la métaphore : « Je ne sais plus à quelle bouée m’accrocher. Je ne sais plus à quel saint me vouer ». Avant de conclure : « Il n’y a que des brèches. J’ai à peine fini d’en colmater une qu’une autre explose ».Elle a dit tout ça, et elle riait de moins en moins au fil des phrases. Pourtant, finalement, elle est assez privilégiée. Relativement privilégiée, il va sans dire, tant depuis deux ans au Liban, il n’y a plus d’absolu, que du relatif.
Elle est privilégiée parce qu’elle a du boulot, trop certes, mais du boulot tout de même. Ce qui n’est plus le cas d’une grande partie des Libanais. Relativement privilégiée parce...
« Je me noie, je suis noyée, il y a de l’eau partout », a-t-elle dit, en partant d’un rire sonore. Il n’était pas 8h, nous n’étions que mercredi. Puis elle a ajouté, en glissant un peu sur la métaphore : « Je ne sais plus à quelle bouée m’accrocher. Je ne sais plus à quel saint me vouer ». Avant de conclure : « Il n’y a que des brèches. J’ai à peine fini d’en colmater une qu’une autre explose ».Elle a dit tout ça, et elle riait de moins en moins au fil des phrases. Pourtant, finalement, elle est assez privilégiée. Relativement privilégiée, il va sans dire, tant depuis deux ans au Liban, il n’y a plus d’absolu, que du relatif.
Elle est privilégiée parce qu’elle a du boulot, trop certes, mais du boulot tout de même. Ce qui n’est plus le cas d’une grande...


juste une correction a faire : ces crapules ne president pas aux destinees du pays mais bel et bien a son enterrement. du moins a l'enterrement de ce qui ne fut qu'un semblant de pays.
08 h 19, le 18 décembre 2021