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Monde - France

Éric Zemmour jugé pour provocation à la haine

Le procès du polémiste d’extrême droite Éric Zemmour, pour ses propos controversés sur les migrants mineurs isolés, a débuté hier sur une succession d’échanges houleux entre avocats, et de demandes de renvoi et de procédure. Le candidat putatif à l’élection présidentielle n’est pas présent devant le tribunal correctionnel « afin d’éviter que l’enceinte judiciaire ne se transforme en studio de télé d’information en continu », avait indiqué la veille son avocat Me Olivier Pardo. Le tribunal avait prévu dès l’ouverture de l’audience qu’il serait « particulièrement vigilant » concernant la « sérénité des débats », mais le ton est monté dès les premières minutes sur la question de la recevabilité de certaines parties civiles. Une trentaine d’entre elles se sont constituées, dont les associations SOS Racisme, la Ligue des droits de l’homme (LDH) et la Maison des potes. Mais aussi une vingtaine de conseils départementaux – les mineurs non accompagnés étant pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, gérée par les départements. Ils sont ici « pour faire de la politique », martèle Me Pardo. Habitué des sorties controversées et des procédures judiciaires, Éric Zemmour est cité à comparaître pour complicité de provocation à la haine raciale et d’injure raciale, pour des propos tenus sur Cnews le 29 septembre 2020. Lors d’un débat de l’émission « Face à l’info » sur les mineurs isolés après un attentat devant les ex-locaux de Charlie Hebdo, le chroniqueur avait déclaré : « Ils n’ont rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont, il faut les renvoyer et il ne faut même pas qu’ils viennent. »

Le procès du polémiste d’extrême droite Éric Zemmour, pour ses propos controversés sur les migrants mineurs isolés, a débuté hier sur une succession d’échanges houleux entre avocats, et de demandes de renvoi et de procédure. Le candidat putatif à l’élection présidentielle n’est pas présent devant le tribunal correctionnel « afin d’éviter que l’enceinte judiciaire ne se transforme en studio de télé d’information en continu », avait indiqué la veille son avocat Me Olivier Pardo. Le tribunal avait prévu dès l’ouverture de l’audience qu’il serait « particulièrement vigilant » concernant la « sérénité des débats », mais le ton est monté dès les premières minutes sur la question de la recevabilité de certaines parties civiles. Une trentaine d’entre elles se...
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