Un drapeau français. Photo AFP
Un groupuscule d'ultradroite basé à Angers (ouest de la France), l'Alvarium, qui "appelle à la violence et à la discrimination", a été dissous mercredi par le gouvernement français.
Selon le décret de dissolution, l'association, impliquée "dans des faits de violences", propage notamment "depuis 2018 un discours et des idées assimilant l'immigration et l'islam à des menaces que les Français doivent combattre". "L'Alvarium alimente un discours de haine assumée", "incitant à la discrimination ou à la violence envers des personnes en raison de leur origine ou de leur religion", précise le décret.
"Notre main ne tremble pas face au racisme et à la violence et nous le montrons une fois de plus avec cette décision", a commenté mercredi le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l'issue du Conseil des ministres qui a pris la décision de dissolution.
Créée en janvier 2018, l'Alvarium, se définissait comme "un centre communautaire d'actions sociales et culturelles en Anjou" (région historique autour d'Angers). L'association avait occupé illégalement un immeuble vacant en 2020, accrochant sur sa façade des banderoles "La France aux Français" et "Logement: appliquons la préférence nationale".
Selon le politologue Jean-Yves Camus, l'association, qui se dit "à la confluence des doctrines nationalistes et du catholicisme social", "est surtout connue pour les escarmouches régulières autour de son local, qui oppose le noyau des militants identitaires angevins aux antifascistes locaux".


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