À quelques jours de l’expiration du délai d’inscription des expatriés libanais sur les listes électorales dans les ambassades de leurs pays d’adoption, l’association Change Lebanon les encourage, dans une tribune, à s’enregistrer afin de participer au changement dans leur pays. « L’enjeu est désormais la survie pure et simple du Liban en tant que nation et en tant qu’État, souligne le texte. Les élections législatives de mars 2022 marqueront soit l’expression de la volonté du peuple, soit celle d’une classe politique discréditée accaparant le pouvoir. »
Et d’ajouter : « Ne nous laissons pas décourager par une éventuelle révision de la loi électorale qui viendrait affaiblir le vote de la diaspora. Soyons un soutien des forces de l’opposition qui tentent d’émerger malgré une très forte adversité (…) C’est en nous mobilisant de façon massive et démocratique que nous pourrons retrouver un Liban indépendant, en reprenant en main notre destinée sans plus la déléguer à d’autres. »
Rappelant que le délai expire le 20 novembre, les signataires de la tribune déplorent que le nombre d’inscrits n’ait pas encore atteint un nombre satisfaisant « sur un million de votants potentiels dans le monde ». La mobilisation « n’est pas à la hauteur de l’enjeu », se désolent-ils, se demandant si le doute, la lassitude, l’indifférence ou l’éloignement avait un rôle à jouer.
Ainsi, les signataires demandent aux électeurs de voter « par solidarité » avec les proches restés au Liban, « pour que le volontarisme et l’intelligence l’emportent sur la médiocrité et la corruption ». Voter « par devoir de mémoire » aussi et « pour ne pas avoir un jour à répondre, la mort dans l’âme, à la question de nos enfants : mais qu’est-ce que tu as fait pour essayer de changer la situation ? ».
« Ce vote n’est qu’une étape. Mais c’est une étape fondamentale qui montrera à la médiocratie en place et au monde entier notre mobilisation sans faille dans la reconquête de notre indépendance », conclut le texte.
Les signataires de cette tribune sont : Karim Daher, président de l’Association libanaise pour les droits et les intérêts des contribuables (Aldic), Sergio Jalil, Centre d’études libanaises en Amérique latine (Celibal), Tonia Khalil, présidente de Lebanon Talks, Albert Kostanian, président de Kulluna Irada, Karim Hatem, président de Change Lebanon, Nehmé Lebbos, Union pour un Liban solidaire, Nawal Mecouchy, présidente du TMT (Rassemblement pour l’accompagnement de la révolution), Georges Stephan, président de Aadl (Justice), Kamal Tarabey, président du Collectif franco-libanais, Joumana Timery, présidente de La Nouvelle République, et Ferris Wehbé, président de Our New Lebanon.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine