Les dirigeants civils arrêtés lors du coup d’État du général Abdel Fattah el-Burhane au Soudan sont toujours introuvables, a indiqué hier leur avocat Kamal el-Jizouli, qui s’inquiète de leur santé et de possibles suites judiciaires. Sans lieu de détention connu ni chef d’inculpation ou enquêteurs nommés publiquement, ces « détenus sont maintenant dans la pire situation légale possible », prévient Me Jizouli, qui n’a pas précisé le nombre de dirigeants détenus. Le 25 octobre, le général Burhane avait dissous toutes les institutions du Soudan, tandis que le ministère de l’Information avait annoncé que « la plupart des ministres et les membres civils du Conseil de souveraineté », soit les autorités de transition, avaient été « arrêtés (...) par des forces militaires ». Depuis, plusieurs ministres sont réapparus, dans les médias ou lors de rencontres avec des responsables étrangers. Le Premier ministre renversé Abdallah Hamdok a été ramené à son domicile, où il est désormais assigné à résidence. Le général Burhane a promis un gouvernement « sous une semaine », mais pour Me Jizouli, dont le collectif d’avocats défend régulièrement des personnes issues du mouvement prodémocratie, aucune négociation n’est possible sans une condition préalable. « Nous appelons tous ceux qui tentent des médiations pour résoudre la crise à exiger que soit rendu public le lieu où ministres et politiciens sont détenus », martèle-t-il.
Monde - Coup D’État
Au Soudan, les dirigeants civils arrêtés toujours introuvables
OLJ / le 02 novembre 2021 à 00h00


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