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Monde - Sommet

Biden et Macron mettent en scène leur réconciliation à Rome

Long tête-à-tête entre le pape et le président américain au Vatican.

Biden et Macron mettent en scène leur réconciliation à Rome

Rencontre chaleureuse, hier, à Rome, entre le président américain Joe Biden et son homologue français Emmanuel Macron. Brendan Smialowski/AFP

Après un long et chaleureux entretien avec le pape, le président des États-Unis Joe Biden, arrivé à Rome à la veille du sommet du G20, s’est attaché à raviver les relations transatlantiques en rencontrant Mario Draghi puis Emmanuel Macron.

Avec force sourires, poignées de main et déclarations sur leur partenariat, Joe Biden et Macron ont ostensiblement affiché hier à Rome leur réconciliation après la brouille provoquée par la crise des sous-marins australiens.

« Ce que nous avons fait était maladroit et n’a pas été fait avec beaucoup d’élégance », a déclaré à ce propos le président américain, l’acte de contrition le plus clair à ce jour de la part des Américains. Joe Biden a ajouté que la France était à ses yeux « un partenaire d’une extrême valeur », en s’adressant aux journalistes auprès de son homologue français, qui le recevait à la villa Bonaparte, ambassade de France auprès du Vatican. Il a ajouté le geste à la parole en tendant la main à deux reprises, devant les caméras, à Emmanuel Macron, après déjà des poignées de main et des sourires à son arrivée sur le perron.

Le président français s’est, lui, réjoui devant son homologue des « décisions concrètes » annoncées ou prises depuis le début de la crise, à la mi-septembre, qui « amorcent un processus de confiance ». « Nous avons clarifié ce que nous avions à clarifier », a-t-il encore dit. Dans les attentes françaises, il y a notamment un soutien clair des Américains à propos du projet de véritable défense européenne commune, cher à Paris. Selon Emmanuel Macron, cette idée, que Washington n’a pas toujours accueillie avec la plus grande chaleur, est tout à fait compatible avec l’OTAN, l’alliance militaire transatlantique pilotée par les États-Unis. Paris voudrait aussi plus de soutien aux interventions militaires contre les jihadistes au Sahel, Emmanuel Macron saluant les premières mesures concrètes mises en œuvre sur le terrain par les États-Unis.

Signal américain

Pour Paris, le fait que le gigantesque convoi présidentiel américain – 84 voitures – se déplace en terre française était déjà un signe de la volonté américaine de recoller les morceaux. Les États-Unis avaient été visiblement pris de court par la très vive réaction française à l’annonce mi-septembre d’une nouvelle alliance, baptisée « Aukus », entre les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni dans la zone indo-

pacifique.

Outre le fait de ne pas avoir été consulté, Paris avait été très dépité par la première conséquence de ce partenariat : l’abandon par l’Australie d’un mégacontrat de sous-marins français.

Avant le président français, Joe Biden, soucieux de consolider les alliances européennes des États-Unis malmenées pendant la présidence Trump, avait rencontré Mario Draghi, chef du gouvernement italien. Lors de cette entrevue, ils sont convenus de « l’utilité de développer une Europe de la défense », a fait savoir le gouvernement italien, un sujet décidément omniprésent.

Avortement

Avant cela, Joe Biden a fait une visite plus personnelle : le deuxième président catholique des États-Unis, un fervent pratiquant, a vu le pape François pendant plus d’une heure, un entretien particulièrement long pour un président américain et un souverain pontife. Sur des images enregistrées par le Vatican, beaucoup de sourires et de longues poignées de main. Joe Biden, manifestement ému, a dit au pape : « Vous êtes le soldat de la paix le plus important que j’aie jamais rencontré. » Il lui a offert un médaillon officiel rappelant un régiment dans lequel son fils chéri Beau Biden, mort en 2015 d’un cancer, a servi. Le président a plusieurs fois raconté comment il avait trouvé dans sa foi la force de surmonter plusieurs deuils familiaux.

Au cours de cette quatrième rencontre entre les deux hommes, leur première depuis l’élection de M. Biden, il a été question de la lutte contre la pauvreté, le changement climatique et la pandémie, selon la Maison-Blanche et le Vatican.

Ont-ils parlé d’avortement, quand Joe Biden défend le droit à l’IVG alors que le pape parle de « meurtre »? « Non », a assuré Joe Biden, qui va à la messe chaque semaine. « Nous avons parlé du fait qu’il est content que je sois un bon catholique. » Le souverain pontife lui a aussi dit qu’il devait continuer à recevoir la communion, a assuré le président américain. Les évêques américains veulent interdire ce rite essentiel aux responsables politiques soutenant le droit à l’avortement.

Ces rencontres font office de lever de rideau avant le sommet du G20 sous présidence italienne, qui se tient samedi et dimanche.

Source : AFP

Après un long et chaleureux entretien avec le pape, le président des États-Unis Joe Biden, arrivé à Rome à la veille du sommet du G20, s’est attaché à raviver les relations transatlantiques en rencontrant Mario Draghi puis Emmanuel Macron.Avec force sourires, poignées de main et déclarations sur leur partenariat, Joe Biden et Macron ont ostensiblement affiché hier à Rome leur réconciliation après la brouille provoquée par la crise des sous-marins australiens. « Ce que nous avons fait était maladroit et n’a pas été fait avec beaucoup d’élégance », a déclaré à ce propos le président américain, l’acte de contrition le plus clair à ce jour de la part des Américains. Joe Biden a ajouté que la France était à ses yeux « un partenaire d’une extrême valeur », en s’adressant aux...
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