L'entrée de l'hôpital gouvernemental de Saïda au Liban-sud. Photo fournie par notre correspondant Mountasser Abdallah
Les employés de l'hôpital gouvernemental de Saïda (Liban-Sud) ont annoncé vendredi, lors d'un sit-in devant la porte d'entrée de l'établissement, la poursuite de leur grève ouverte entamée il y a un mois pour dénoncer la détérioration de leurs conditions de vie et de travail alors qu'ils ne traitent plus que des patients nécessitant des dialyses ou atteints de thalassémie.
Le président du comité des employés de l'hôpital, Khalil Kaïn, a rappelé que le personnel "n'a pas touché de salaire depuis quatre mois", en dépit de "promesses du ministère de la Santé et de la Banque du Liban de verser ces salaires il y a deux jours", rapporte notre correspondant, Mountasser Abdallah. Il a précisé que l'hôpital, qui n'accueille plus que "les patients nécessitant des dialyses risquait de ne plus pouvoir le faire, faute d'équipements médicaux ".
M. Kaïn a ajouté que les employés poursuivront la grève ouverte, déplorant le fait qu'ils ne puissent pas répondre aux besoins des malades. Il a enfin formulé l'espoir qu'ils toucheront leurs salaires lundi prochain suivant des promesses qui leur ont été faites, ajoutant qu'une "conférence de presse sera tenue mardi par des employés des hôpitaux gouvernementaux au Liban pour faire part de leurs épreuves".
Les employés de l'hôpital gouvernemental de Saïda ont déjà manifesté, à maintes reprises depuis plus d'un an, appelant les parties concernées à venir en aide au personnel administratif et soignant. Aucune solution efficace n'a toutefois été avancée jusqu'à présent. La situation s'est, en revanche, aggravée à cause des pénuries de médicaments, de carburants et d'équipements médicaux.


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