L'ancien président français, Nicolas Sarkozy, lors de son procès pour corruption, au tribunal de Paris, le 8 décembre 2020. Photo d'archives AFP / Martin BUREAU
L'ancien président français Nicolas Sarkozy, sommé de venir témoigner mardi au procès à Paris de ses anciens proches dans l'affaire des sondages de l'Elysée, a confirmé sa présence au tribunal, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier.
Nicolas Sarkozy a informé le tribunal de sa venue mardi à 13H30 et qu'il était inutile de faire appel à la force publique, selon ces sources. Son avocat, Me Thierry Herzog, interrogé par l'AFP, l'a confirmé: "le président Nicolas Sarkozy a toujours répondu aux convocations. J'ai donc informé le tribunal, le parquet et mes confrères qu'il serait présent mardi 2 novembre à 13H30 pour être entendu comme témoin". Dans un coup de théâtre judiciaire, le président de la 32e chambre correctionnelle du tribunal de Paris avait ordonné le 19 octobre la comparution comme témoin de l'ancien président de la République, au besoin "par la force publique".
Protégé depuis le début de cette affaire par son immunité, Nicolas Sarkozy n'a jamais été poursuivi ni entendu concernant les soupçons de favoritisme et de détournement de fonds publics sur lesquels s'expliquent depuis deux semaines ses anciens collaborateurs, notamment Claude Guéant, ancien secrétaire général de l'Elysée. Cité comme témoin par l'association Anticor, partie civile, il avait d'abord fait savoir, dans une missive à la juridiction, qu'il n'entendait pas venir, comme il l'avait déjà fait pendant l'instruction. Si Nicolas Sarkozy ne peut être poursuivi, la Constitution n'interdit pas son audition comme témoin, a estimé le tribunal, jugeant que l'entendre était "nécessaire à la manifestation de la vérité".
En mars, Nicolas Sarkozy était devenu le premier ancien président de la Ve République à être condamné à de la prison ferme - trois ans dont un ferme -, pour corruption et trafic d'influence, dans une autre affaire, celle dite "des écoutes". Il a fait appel, suspendant donc de facto cette condamnation. Il a également été condamné fin septembre à un an de prison ferme, reconnu coupable dans le dossier dit "Bygmalion" sur le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012, une décision dont il a également fait appel.
Nicolas Sarkozy a informé le tribunal de sa venue mardi à 13H30 et qu'il était inutile de faire appel à la force publique, selon ces sources. Son avocat, Me Thierry Herzog, interrogé par l'AFP, l'a confirmé: "le président Nicolas Sarkozy a toujours répondu aux convocations. J'ai donc informé le tribunal, le parquet et mes confrères qu'il serait présent mardi 2 novembre à 13H30 pour être entendu comme témoin". Dans un coup de théâtre judiciaire, le président de la 32e chambre correctionnelle du tribunal de Paris avait ordonné le 19 octobre la comparution comme...


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin