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Dernières Infos - Crise au Liban

Accord définitif pour importer de l’électricité de Jordanie


Accord définitif pour importer de l’électricité de Jordanie

Le ministre libanais de l'Energie, Walid Fayad (d), accompagné de ses homologues syrien, Ghassan Zamel et jordanien Saleh Kharabsheh. Photo REUTERS/Jehad Shelbak

Le ministre libanais de l’Energie, Walid Fayad, le ministre syrien de l’Electricité, Ghassan Zamel, et le nouveau ministre jordanien de l’Energie et des ressources minérales, Saleh Kharabsheh, ont annoncé lors d’une conférence de presse conjointe jeudi à Amman un accord sur la « version définitive » du projet visant à permettre au Liban d’importer de l’électricité produite en Jordanie et acheminée via la Syrie, selon les termes du ministre jordanien rapportés par plusieurs médias locaux et internationaux. Le ministère libanais de l’Energie n’a pas encore publié de communiqué sur le sujet tandis que le directeur général d’Électricité du Liban (EDL), qui accompagnait le ministre à Amman, n’était pas joignable.

D’après les déclarations faites par Walid Fayad à l’issue de la réunion, les Etats-Unis ont « donné leur feu vert » au projet tandis que la Banque mondiale, qui a également envoyé des représentants sur place, doit le financer. Le ministre syrien a, lui, annoncé que le réseau serait « prêt pour l’acheminement du courant produit vers le Liban à la fin de l’année ». Selon lui, les coûts de réhabilitation s’élèveraient à 5,5 millions de dollars. D’après nos informations, les différents relais situés sur la frontière syro-libanaise et qui sont potentiellement utilisables pour faire passer le courant jordanien ne peuvent supporter qu’une puissance limitée, soit moins de 300 mégawatts (MW). Un des trois relais utilisables au Liban, celui de Ksara (Békaa) – qui servait d’ailleurs à transporter l’électricité produite en Syrie et qui était achetée par EDL avant l’entrée en vigueur la loi César en juin 2020 sanctionnant toute personne ou entité travaillant avec le régime de Bachar el-Assad - peut par exemple supporter une puissance d’environ 150 MW.

Le projet consistant à importer de l’électricité de Jordanie s’inscrit, lui, dans le cadre de l’initiative américaine annoncée au courant de l’été par l’ambassadrice des États-Unis au Liban, Dorothy Shea, une annonce faite quelques heures après que le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a indiqué qu’un navire transportant du mazout iranien se dirigeait vers le pays du Cèdre. Il s’agit d’un des deux volets prévus, le premier consistant à approvisionner les centrales libanaises en gaz égyptien, via un gazoduc traversant également la Syrie. La mise en œuvre de ces deux solutions ont nécessité que les Etats-Unis fassent des exceptions au cadre des sanctions imposées contre la Syrie.

Déjà défaillant en temps normal, le secteur de l’électricité au Liban fonctionne a minima depuis plusieurs mois au moins, suite aux difficultés du pays à financer le carburant de ses centrales.


Le ministre libanais de l’Energie, Walid Fayad, le ministre syrien de l’Electricité, Ghassan Zamel, et le nouveau ministre jordanien de l’Energie et des ressources minérales, Saleh Kharabsheh, ont annoncé lors d’une conférence de presse conjointe jeudi à Amman un accord sur la « version définitive » du projet visant à permettre au Liban d’importer de l’électricité produite...