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Lifestyle - Musique

Lubiana enchante avec sa kora africaine

Lubiana enchante avec sa kora africaine

L’artiste belgo-camerounaise Lubiana posant avec sa kora, cette harpe africaine traditionnelle. Son premier album, « Beloved », allie l’organique des musiques africaines, du jazz, de la soul, et les beats synthétiques du nord de l’Europe et des États-Unis. Joël Saget/AFP

Belgique, Cameroun, Angleterre, États-Unis, Sénégal : un parcours singulier a permis à Lubiana de trouver sa voie et sa voix, avec un bel album mariant pop, électro et kora, cette harpe africaine traditionnelle.

L’artiste est belgo-camerounaise et pourtant, la kora s’est révélée à elle en... Espagne. Lubiana vivait mal son conservatoire à Bruxelles. « J’étais tétanisée à l’idée de passer des examens, je tremblais, prenais des tranquillisants, chaque année je disais que je voulais arrêter mes études. Avant de me décider, ma mère m’a dit : “Prenons une semaine de vacances à Majorque” », raconte la compositrice-auteure-interprète. Et c’est là qu’elle entend cet instrument qu’elle ne connaît pas, associé aux griots d’Afrique de l’Ouest. Coup de foudre musical. « Mes études se sont mieux passées, je les ai réussies. La kora m’a aidée à trouver ma voie », confie la jeune femme métisse, pas encore trentenaire. Mais le chemin fut encore long avant son premier album, Beloved, sorti récemment, réussite qui contient l’éclatant Feeling Low, entre autres pépites.

Son choix d’instrument, grosse calebasse surmontée d’un manche, le tout pesant plus de 10 kilos, n’emballait pas son entourage. Direction Londres toutefois, pour tenter sa chance là où ne l’attend pas, sur des scènes ouvertes : « Les gens ne sont pas là pour toi, ils boivent une pinte. » Mais le public s’arrête de parler, les salles se remplissent. Suffisant pour se lancer ? Pas encore. Londres est à quelques heures d’Eurostar de Bruxelles et Lubiana veut aller plus loin. Elle « rêve d’Amérique, trouver un producteur ». Los Angeles sera son point de chute pour des périodes de trois mois (au-delà, il faut un visa de travail), avec l’argent économisé grâce aux cours de chant donnés en Belgique.

L’Amérique est la terre des possibles : elle rencontre effectivement un producteur réputé. Mais leur lien professionnel devient toxique. Ce ponte veut lui imposer des choix artistiques (les sonorités africaines n’en font pas partie) et un contrat qui la vampiriserait. Lubiana raconte ce piège qu’elle a su éviter dans un des nombreux podcasts (épisode 16, Be... Rising) qu’on peut écouter sur sa chaîne YouTube. Car la musicienne, passée par l’édition belge du télécrochet The Voice, tient à partager son expérience. Renforcée dans sa volonté d’allier kora et sons urbains, Lubiana a mis plus tard le cap sur le Sénégal. À Saint-Louis, elle a même fait une retraite à l’école de kora d’Ablaye Cissoko, artiste-référence de l’instrument. Le beau clip de Diarabi, autre chanson-clé de l’album, a d’ailleurs été tourné à Saint-Louis.

La musique de Lubiana est comme une valise remplie au fil du chemin parcouru, entre l’organique des musiques africaines, du jazz, de la soul, et les beats synthétiques du nord de l’Europe et des États-Unis. Et c’est loin d’être fini : des projets de concerts se dessinent en Afrique centrale.

Source : AFP


Belgique, Cameroun, Angleterre, États-Unis, Sénégal : un parcours singulier a permis à Lubiana de trouver sa voie et sa voix, avec un bel album mariant pop, électro et kora, cette harpe africaine traditionnelle.L’artiste est belgo-camerounaise et pourtant, la kora s’est révélée à elle en... Espagne. Lubiana vivait mal son conservatoire à Bruxelles. « J’étais...

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