Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Nucléaire

L'Iran juge "inexact" le rapport de l'AIEA, "inquiétude" de l'UE

L'Iran juge

Un drapeau iranien flottant devant le siège de l'AIEA à Vienne. Photo REUTERS/Leonhard Foeger/File Photo

 L'Iran a qualifié lundi d'"inexact" le rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur le refus d'accès à un site nucléaire iranien, tandis que l'Union européenne a fait part de sa "profonde préoccupation".

Le gendarme onusien du nucléaire a déploré dimanche s'être vu interdire l'accès "indispensable" à un atelier de fabrication de composants de centrifugeuses situé à Karaj, près de Téhéran. Mais selon la République islamique, ce site n'est pas "concerné" par l'accord récemment trouvé sur la surveillance de son programme nucléaire. "Au cours des discussions à Téhéran et à Vienne, l'Iran a indiqué que les équipements liés au complexe Tessa Karaj ne sont pas concernés" par l'accord, a écrit sur Twitter l'ambassadeur d'Iran auprès de l'AIEA, Kazem Gharibabadi, affirmant que le site faisait "l'objet d'enquêtes judiciaires et sécuritaires".

Le 23 juin, l'Iran a affirmé avoir déjoué une opération de "sabotage" contre un bâtiment de son organisation de l'énergie atomique "aux alentours de Karaj" et qu'une enquête avait été ouverte. L'AIEA a conclu le 12 septembre un arrangement avec l'Iran sur l'entretien des équipements de surveillance dans ses installations nucléaires, quelques jours après avoir dénoncé un manque de coopération à ce sujet. "Le rapport du 26 septembre (de l'AIEA) est inexact et va au-delà des termes convenus" entre Téhéran et l'Agence, a estimé M. Gharibabadi. Il s'agit du seul lieu auquel les inspecteurs n'ont pas pu avoir accès, a rapporté le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, aux Etats membres.

L'Union européenne a de son côté "exprimé sa profonde préoccupation", lundi lors d'une réunion à Vienne du Conseil des gouverneurs de l'instance onusienne. "C'est un développement inquiétant", a-t-elle souligné, appelant l'Iran à "autoriser l'accès des inspecteurs" au site de Karaj "dans les plus brefs délais".

Ce nouvel incident intervient alors que les négociations entre Téhéran et les grandes puissances sont au point mort depuis juin pour relancer un accord historique de 2015 limitant drastiquement le programme nucléaire iranien en échange d'un allègement des sanctions. Des discussions ont commencé en avril à Vienne, sous l'égide de l'UE, entre l'Iran et les cinq puissances encore parties à l'accord (Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) pour ressusciter ce pacte. Washington, qui s'est retiré unilatéralement en 2018, y participe de manière indirecte.

Le président américain, Joe Biden, s'est en effet dit prêt à réintégrer le texte, et à lever au moins une partie des sanctions que son prédécesseur, Donald Trump, avait rétablies contre l'Iran. Mais à condition que Téhéran renoue aussi avec les engagements nucléaires dont il s'est affranchi pour protester contre la pression américaine.


 L'Iran a qualifié lundi d'"inexact" le rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur le refus d'accès à un site nucléaire iranien, tandis que l'Union européenne a fait part de sa "profonde préoccupation".Le gendarme onusien du nucléaire a déploré dimanche s'être vu interdire l'accès "indispensable" à un atelier de fabrication de composants de...