Un tribunal algérien a décidé hier de placer en liberté provisoire un ancien député, fils d’un célèbre combattant de la guerre d’indépendance contre la France, accusé d’avoir insulté des figures de l’histoire anticoloniale, a annoncé une organisation de défense des droits humains. « La chambre d’accusation (de la cour d’Alger) vient de prononcer la mise en liberté provisoire de Amrane Aït-Hamouda dit Noureddine », en attendant la fin de l’enquête et la fixation d’une date pour le procès, a rapporté le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).
Fils du colonel Amirouche – figure de la guerre d’indépendance – M. Aït-Hamouda avait été placé sous mandat de dépôt le 27 juin après avoir accusé de trahison des figures de l’histoire anticoloniale de l’Algérie. Il était accusé d’« atteinte aux symboles de l’État et de la révolution », « atteinte à un ancien président de la République », « atteinte à l’unité nationale », « incitation à la haine et la discrimination raciale », selon le CNLD. L’ancien député avait déclenché un véritable tollé en qualifiant de « traîtres », lors d’une émission télévisée, l’émir Abdelkader, héros de la première résistance contre la France coloniale, l’ex-président Houari Boumédiene et le dirigeant nationaliste Messali Hadj.


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