Rechercher
Rechercher

Agenda - Coopération-FAO

La mise à niveau de l’enseignement technique agricole, cet oublié du système

La mise à niveau de l’enseignement technique agricole, cet oublié du système

Le ministre de l’Agriculture et les représentants des organisations, au cours de la cérémonie de clôture du projet de la FAO. Photo DR

L’enseignement technique agricole au Liban est l’un des grands oubliés du système, tout comme ses candidats sont souvent – à tort – considérés comme marginalisés. Un projet de la FAO, qui vient d’être clôturé la semaine dernière, a consisté à remettre cette filière à niveau et sur le devant de la scène. Ce projet s’est concentré sur les écoles professionnelles du ministère de l’Agriculture, dont il a œuvré à améliorer la qualité d’enseignement, par une modernisation des cursus et des programmes qui a pris en compte les besoins réels du marché de travail et les compétences requises. Plus pratiquement, ce projet a permis la réhabilitation des sept lycées professionnels (Nasriyet Rizk, Fanar, Batroun, Abdé, Baakline, Nabatiyé et Khiam), réalisée grâce à un budget de 3,8 millions de dollars (d’un budget total de 9,88 millions) : cette réhabilitation a consisté à équiper des laboratoires, des terrains et des salles de classe avec du matériel agricole, des fournitures et des outils technologiques, tous indispensables à l’éducation des élèves.

Le projet de la FAO, réalisé en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et financé par l’ambassade des Pays-Bas, a été mis en place grâce à un vaste réseau d’organisations travaillant auprès des jeunes dans le domaine de l’agriculture et du développement : l’Unicef, l’Organisation internationale du travail (OIT), la fondation AVSI (Association des volontaires pour le travail international), WARD (« Welfare Association for Research and Development »), IEA (« International Education Association ») et « Green Orient ».

En vue de mieux servir l’entrée des jeunes apprenants au marché du travail, des protocoles ont été signés avec le secteur privé dans le cadre de ce projet. Dans la même lignée, une application digitale et une plateforme informatique liée à un système GIS ont été mises à la disposition des élèves, afin de mieux suivre la progression du marché du travail.

Durant la séance de clôture, le ministre de l’Agriculture, Abbas Mortada, a estimé que « la faisabilité économique du secteur agricole n’est pas seulement une question de profits, mais aussi une garantie de sécurité alimentaire et de compétition sur le marché mondial ». Pour sa part, Margret Verwijk, chargée d’affaires de l’ambassade des Pays-Bas, a estimé qu’avec une éducation plus adaptée, « les jeunes peuvent transformer le secteur agricole par l’application de nouvelles technologies et l’adoption d’une nouvelle logique ».

Maurice Saadé, représentant de la FAO au Liban, a affirmé que « les résultats de ce projet, en matière de renforcement des services du ministère de l’Agriculture dans le domaine de l’enseignement technique agricole, commencent à être tangibles ». Pour sa part, Yukie Mokuo, représentante de l’Unicef au Liban, a noté les trois approches du projet, la réhabilitation physique des locaux, la création d’un environnement pédagogique plus motivant et l’amélioration de la qualité des programmes.

« Étant donné la crise à laquelle le Liban fait face, il est vital d’investir dans le développement des capacités et dans des programmes agricoles innovateurs, en vue de répondre aux besoins socio-économiques », a déclaré Frank Hagermann, directeur régional adjoint de l’OIT. Quant à Marina Molino, représentante d’AVSI au Liban, elle a exprimé sa conviction que tous les acteurs impliqués dans ce projets, enseignants, élèves et entreprises privées, « joueront un rôle essentiel dans le redressement économique du Liban et du secteur agricole ».


L’enseignement technique agricole au Liban est l’un des grands oubliés du système, tout comme ses candidats sont souvent – à tort – considérés comme marginalisés. Un projet de la FAO, qui vient d’être clôturé la semaine dernière, a consisté à remettre cette filière à niveau et sur le devant de la scène. Ce projet s’est concentré sur les écoles professionnelles du...