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Dernières Infos - Crise Au Liban

Les autorités envisagent de rationaliser les subventions sur les médicaments

Les autorités envisagent de rationaliser les subventions sur les médicaments

Réunion à Baabda, sous la houlette du chef de l'Etat, Michel Aoun (c), autour de la crise des médicaments au Liban. Photo Twitter/Présidence libanaise

Le chef de l'Etat libanais, Michel Aoun, a présidé jeudi une réunion à Baabda autour de la terrible pénurie de médicaments durant laquelle une rationalisation des subventions sur ces produits a été évoquée.

Selon notre correspondante Hoda Chedid, une solution "temporaire" consistant à accorder à la Banque du Liban (BDL), en vertu de l'article 91 du Code de la monnaie et du crédit (CMC), une autorisation "exceptionnelle" pour puiser dans ses réserves obligatoires et continuer ainsi à subventionner les médicaments pour les maladies chroniques a été envisagée. Les subventions sur les médicaments vendus au guichet sans prescription médicale seraient, elles, levées.

L’article 91 du CMC stipule que l’État peut, dans "des circonstances d’une gravité inhabituelle ou en cas d’absolue nécessité", solliciter un prêt auprès de la BDL en lui fournissant une "base juridique adéquate" l’autorisant à utiliser des liquidités puisées à partir des réserves obligatoires - c'est-à-dire les dépôts des Libanais auprès de leurs banques confiés à la BDL.

La Banque du Liban subventionne depuis le début de la crise économique et financière (octobre 2019) les importations de médicaments et de matériel médical au taux officiel de 1.507 L.L. pour un dollar, tandis que le billet vert se vend autour de 17.000 L.L. sur le marché parallèle. Mais face à l'épuisement de ses réserves en devises, la BDL envisage une rationalisation des subventions.

Depuis début mai, les pharmaciens et les soignants sont confrontés à de nombreuses restrictions en raison d’un changement au niveau de la procédure mise en place par la BDL, qui retarde la distribution de médicaments, même si ceux-ci sont disponibles auprès des importateurs.

Le chef de l'Etat libanais, Michel Aoun, a présidé jeudi une réunion à Baabda autour de la terrible pénurie de médicaments durant laquelle une rationalisation des subventions sur ces produits a été évoquée.Selon notre correspondante Hoda Chedid, une solution "temporaire" consistant à accorder à la Banque du Liban (BDL), en vertu de l'article 91 du Code de la monnaie et du crédit (CMC), une autorisation "exceptionnelle" pour puiser dans ses réserves obligatoires et continuer ainsi à subventionner les médicaments pour les maladies chroniques a été envisagée. Les subventions sur les médicaments vendus au guichet sans prescription médicale seraient, elles, levées.L’article 91 du CMC stipule que l’État peut, dans "des circonstances d’une gravité inhabituelle ou en cas d’absolue nécessité", solliciter un...