Édito Édito

Terre brûlée

On nous avait promis l’enfer. Nous y voilà.

À l’heure actuelle, deux courants antagonistes œuvrent à la destruction méthodique du Liban. Le premier pense que le régime ne saurait être vaincu, avec ses alliés, que si le pays s’effondre économiquement, provoquant une colère généralisée suivie d’un séisme susceptible de renverser la situation ; le second observe avec cynisme la déliquescence du Liban, en partant de l’idée qu’il pourra mieux asseoir son hégémonie si ses fondements culturels, éducatifs, économiques, financiers, sanitaires et judiciaires sont sapés. Entre ces deux courants, la population exsangue subit les pires humiliations et se retrouve dans un état bien plus déplorable que celui qui prévalait pendant la guerre : dépôts bloqués, flambée des prix, pénurie d’essence, d’électricité, de médicaments, de produits de première nécessité… Les calculs politiques des uns et des autres et le bras de fer engagé entre les différents acteurs auront mis le pays à genoux, forçant à l’exode des milliers de jeunes et de médecins, détruisant institutions et commerces…

Cette politique de la terre brûlée ne pourra être freinée que par l’intervention immédiate des Nations-unies pour exiger le respect des résolutions non appliquées, l’organisation de la conférence internationale réclamée par le patriarche Raï et la mise en place d’un gouvernement de salut public capable d’assurer l’alternance en supervisant la tenue des prochaines élections législatives qui devraient donner au pays un nouveau président capable d’extirper le Liban du bourbier, avec le soutien espéré de la communauté internationale.

Nous avons toujours misé sur la Providence dont la banque, selon la formule d’Abouna Yaacoub, « ne fait jamais faillite ». Or, en l’occurrence, la Providence est à sec. Si nos dirigeants ne réagissent pas rapidement, l’enfer annoncé sera très bientôt dans la rue.


On nous avait promis l’enfer. Nous y voilà.À l’heure actuelle, deux courants antagonistes œuvrent à la destruction méthodique du Liban. Le premier pense que le régime ne saurait être vaincu, avec ses alliés, que si le pays s’effondre économiquement, provoquant une colère généralisée suivie d’un séisme susceptible de renverser la situation ; le second observe avec cynisme...

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L'enfer s'arrêtera quand tous ceux qui ne sont pas riches seront morts de faim, de maladie, de froid... Le Liban deviendra alors un pays de riches : peut-être qu'à ce moment-là, le Président des Riches, Macron daignera mettre ses promesses à exécution.

Politiquement incorrect(e)

19 h 09, le 10 juillet 2021

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Commentaires (1)

  • L'enfer s'arrêtera quand tous ceux qui ne sont pas riches seront morts de faim, de maladie, de froid... Le Liban deviendra alors un pays de riches : peut-être qu'à ce moment-là, le Président des Riches, Macron daignera mettre ses promesses à exécution.

    Politiquement incorrect(e)

    19 h 09, le 10 juillet 2021

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