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Sport - Football / Euro 2020

Le « grand huit » va partir, destination Wembley !

Le « grand huit » va partir, destination Wembley !

Le stade londonien de Wembley concentre désormais, plus que tous les autres stades, les espérances des 16 participants aux 8es de finale de l’Euro. Et les joueurs pourront compter sur une belle ambiance, la jauge autorisée de supporteurs ayant été relevée à 40 000 personnes en 8es de finale et à 60 000 spectateurs pour le Final 4. Matt Dunham/Pool/AFP

Dans cet Euro inédit organisé dans onze pays, Wembley concentre désormais, plus que tous les autres stades, les espérances des seize participants aux huitièmes de finale, disputés à partir de ce soir jusqu’à mardi soir, mais aussi les craintes redoublées liées à la pandémie de coronavirus.

Le mythique stade londonien accueille deux huitièmes, Italie-Autriche ce soir, puis un classique européen entre l’Angleterre et l’Allemagne mardi soir. Et l’enceinte doit toujours être le théâtre majestueux des demi-finales (6-7 juillet) et de la finale (11 juillet). En dépit des doutes grandissants, et publiquement exprimés lundi dernier par le chef du gouvernement italien Mario Draghi sur la faisabilité de terminer le tournoi à Londres en raison de la situation sanitaire au Royaume-Uni, le gouvernement britannique a affiché sa confiance et même augmenté la jauge autorisée pour le Final 4 (60 000 spectateurs contre 40 000 en huitièmes). Histoire de tordre le cou aux rumeurs sur une possible délocalisation à Budapest ou ailleurs.

Le sélectionneur italien Roberto Mancini assure revenir avec plaisir dans le stade londonien où il a quelques mauvais souvenirs – une finale de Ligue des champions perdue avec la Sampdoria en 1992 contre Barcelone –, mais aussi quelques bons, comme la finale de Coupe d’Angleterre remportée comme entraîneur de Manchester City il y a dix ans. Après avoir brillé chez elle, à Rome, lors d’un premier tour sans fausse note, la Nazionale veut montrer ce soir (à 22h00 au Liban) qu’elle sait aussi voyager : elle s’avance favorite contre l’Autriche de David Alaba, même si la Das Team a terminé son 1er tour au sprint.

Dantesque pour le Portugal

Le « grand huit » de l’Euro s’élancera quelques heures plus tôt d’Amsterdam (à 19h00 au Liban) avec le premier huitième entre le pays de Galles et le Danemark. Il s’agit aussi du premier déplacement pour les Danois qui ont conquis leur billet, chez eux à Copenhague, lors d’un 1er tour aux allures de montagnes russes émotionnelles, entre la grande frayeur liée à l’arrêt cardiaque de Christian Eriksen et la qualification brillamment arrachée lors du dernier match contre la Russie (4-1).

Les sommets ne vont pas manquer pour ce « grand huit » qui va aussi perdre d’ici à mardi quelques stars de plus, après l’éviction au 1er tour de la Pologne de Robert Lewandowski. Il n’y aura par exemple plus qu’un, demain soir à Séville, entre Romelu Lukaku et Cristiano Ronaldo, de nouveau face à face après les joutes en Italie pour le titre de meilleur buteur (remporté par l’inoxydable « CR7 » ). Pour voir Wembley et conserver la couronne acquise en 2016, le Portugal est face à un parcours absolument dantesque : en cas de succès contre la Belgique, l’un des grandissimes favoris avec sa génération dorée Hazard-De Bruyne-Lukaku, la séduisante Italie peut attendre en quarts Ronaldo & Co., avant une demie possible contre la France ou l’Espagne...

Pour espérer arriver jusque-là, les Bleus doivent, eux, éviter le faux-pas face à une Suisse solide, mais a priori largement à portée de Kylian Mbappé, Antoine Griezmann et Karim Benzema, lundi à Bucarest. L’Espagne, relancée par le 5-0 final de son groupe contre la Slovaquie après des débuts fades, semble davantage en danger face à la Croatie de Luka Modric, qui sera paradoxalement le seul représentant du Real Madrid lundi sur la pelouse de Copenhague. Au regard de cette moitié de tableau épicée, l’autre partie offre un paysage a priori plus digeste pour les Pays-Bas, joliment qualifiés avec trois victoires en trois matches, opposés demain dimanche en huitième à la République tchèque. S’ils conservent leur niveau, les Oranje peuvent raisonnablement se projeter vers les demi-finales.

Angleterre-Allemagne, quelle histoire !

Les deux seuls autres « ogres » de cette partie de tableau s’expliqueront en effet dès les huitièmes, avec ce prometteur match Angleterre-Allemagne, véritable classique du football mondial qui rappellera certains matches entrés dans la postérité.

Les Anglais se souviendront évidemment, surtout, de la finale du Mondial 1966 – déjà à Wembley – qui leur avait apporté leur seul succès en Coupe du monde, au terme d’une finale épique (4-2 après prolongation) et du fameux « but fantôme » de Geoff Hurst dont on ne sait toujours pas, 55 ans après, s’il avait bien franchi la ligne.

Les Allemands préféreront à coup sûr le souvenir de la demi-finale du Mondial 1990 en Italie, remportée aux tirs au but contre l’Angleterre. Gary Lineker en avait gardé cette maxime devenue légendaire : « Le football est un jeu simple… Vingt-deux joueurs courent après un ballon et à la fin les Allemands gagnent toujours. » Les coéquipiers de Thomas Müller pourront aussi s’appuyer sur la qualification de leurs aînés en demi-finale de l’Euro 1996, à Wembley, face aux Anglais, là aussi après les tirs au but. L’actuel sélectionneur des Three Lions, Gareth Southgate, avait manqué sa tentative et causé l’élimination des siens.

À Wembley, mardi prochain, l’histoire reste à écrire.

L’Italie en bête noire de l’Autriche, Gallois et Danois en outsiders

Les Italiens, bourreaux récurrents de l’Autriche, seront à nouveau favoris ce soir en 8es de finale de l’Euro à Londres, tandis que l’issue apparaît plus indécise entre les outsiders gallois et danois à Amsterdam. À la Johan-Cruyff Arena, le pays de Galles de Gareth Bale rêve de reproduire son incroyable épopée de 2016, lorsque les Dragons avaient atteint les demi-finales de l’Euro en France, contre toute attente. L’équipe dirigée par le sélectionneur intérimaire Robert Page a terminé 2e du groupe A, ne concédant qu’une courte défaite devant l’Italie (1-0). Le Danemark s’est qualifié également en 2e position dans le groupe B, mais avec seulement une victoire et deux défaites. Les joueurs de Kasper Hjulmand se prennent à rêver de rééditer l’exploit de 1992 lorsque la troupe de Brian Laudrup avait remporté le tournoi, alors joué à huit équipes, après avoir été repêchée à la place de la Yougoslavie. Même si les Danois, qui n’ont pas atteint les quarts de finale de l’Euro depuis l’édition 2004, ont gagné leurs trois derniers matches officiels contre les Gallois, il s’agit de la première rencontre entre les deux nations dans une compétition majeure et elle s’annonce serrée. À Londres, les équipiers de Ciro Immobile, absents du dernier Mondial, auront en revanche clairement la faveur des pronostics devant ceux de David Alaba. La Nazionale est invaincue contre la Das Team depuis 1960, soit 13 rencontres. En tournoi majeur, l’Italie a remporté ses quatre affrontements contre l’Autriche, à chaque fois lors d’une Coupe du monde et avec un but d’écart : 1-0 en 1934, 1-0 en 1978, 1-0 en 1990 et 2-1 en 1998. Mais au-delà des statistiques, c’est la forme affichée par l’équipe de Roberto Mancini depuis le début de l’Euro qui incite ses supporteurs à l’optimisme. Avec trois succès dans le groupe A, sans encaisser un seul but, les Italiens, qui ne comptent qu’un seul Euro à leur palmarès, décroché en 1968, ont vu grandir leurs ambitions initiales. Ils ont l’occasion à Wembley d’enchaîner un 31e match d’affilée sans défaite, ce qui constituerait la plus grande série d’invincibilité de l’histoire de cette sélection, finaliste malheureuse de l’Euro en 2000 et 2012. À l’inverse, c’est la première fois que l’Autriche dispute la phase à élimination directe d’un Euro.

Allemagne-Hongrie : enquête disciplinaire sur des « incidents »

 L’UEFA a ouvert hier vendredi une enquête disciplinaire sur de « potentiels incidents discriminatoires » pendant le match Allemagne-Hongrie, mercredi à Munich, marqué par de nombreux signes de protestation allemands contre une récente loi hongroise jugée homophobe. L’instance a nommé un « inspecteur éthique et disciplinaire » pour conduire ces investigations, soit la première étape de la procédure destinée à établir les faits avant d’envisager de possibles sanctions, selon son communiqué. Cette enquête fait référence à « des incidents et comportements dans les tribunes », a précisé un porte-parole de l’UEFA. Selon le quotidien allemand Bild, les ultra-Hongrois – déjà visés par une enquête disciplinaire pour des cris de singe pendant Hongrie-France – auraient chanté « Allemagne, Allemagne, homosexuels » avant le coup d’envoi. Par ailleurs, le compte Twitter FFgH (Fans de football contre l’homophobie) avait interpellé mercredi soir l’UEFA en publiant la photo de deux supporteurs hongrois brandissant, face à leur tribune, une pancarte clairement homophobe. Enfin, selon un journaliste sur place, plusieurs supporteurs des deux bords, dont un Allemand drapé d’arc-en-ciel, ont échangé des propos virulents avant le début de la rencontre, sans gestes violents, mais la police est intervenue pour les séparer. La mairie de Munich avait demandé à l’UEFA d’illuminer son stade aux couleurs de l’arc-en-ciel pour marquer son soutien aux droits LGBT avant de recevoir la Hongrie, une requête rejetée par l’instance car jugée trop « politique ». Ce refus, qui a déclenché un torrent de critiques jusque dans le monde politique, a poussé nombre de supporteurs à venir au stade avec des drapeaux arc-en-ciel, tandis que plusieurs stades, de nombreux hôtels de ville et quelques salles de concert se sont éclairés aux mêmes couleurs. Juste avant la rencontre, un militant brandissant un drapeau arc-en-ciel a envahi la pelouse au moment de l’hymne hongrois. Après avoir arraché la qualification allemande en huitièmes de finale en égalisant à la 84e minute, Leon Goretzka s’est de son côté tourné vers les supporteurs hongrois, dessinant un cœur avec les doigts. Dans la soirée, il a twitté « Spread love » (« répandez l’amour »), avec un drapeau aux couleurs LGBT.

Source : AFP

Dans cet Euro inédit organisé dans onze pays, Wembley concentre désormais, plus que tous les autres stades, les espérances des seize participants aux huitièmes de finale, disputés à partir de ce soir jusqu’à mardi soir, mais aussi les craintes redoublées liées à la pandémie de coronavirus.Le mythique stade londonien accueille deux huitièmes, Italie-Autriche ce soir, puis un classique européen entre l’Angleterre et l’Allemagne mardi soir. Et l’enceinte doit toujours être le théâtre majestueux des demi-finales (6-7 juillet) et de la finale (11 juillet). En dépit des doutes grandissants, et publiquement exprimés lundi dernier par le chef du gouvernement italien Mario Draghi sur la faisabilité de terminer le tournoi à Londres en raison de la situation sanitaire au Royaume-Uni, le gouvernement britannique a...
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