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Dernières Infos - Formation du gouvernement au Liban

Joumblatt se dit de nouveau en faveur du "compromis"

Joumblatt se dit de nouveau en faveur du

Le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt. Photo d’archives/AFP

Le chef du Parti socialiste progressiste ( PSP), Walid Joumblatt, a de nouveau affirmé qu'il était en faveur du "compromis politique", notamment dans la formation d'un nouveau gouvernement au Liban attendu depuis plus de dix mois, lors d'une réunion avec des cheikhs druzes dont la vidéo a fuité sur les réseaux sociaux.

"Ce pays n'a pas d'ennemi hormis quelques responsables qui favorisent leurs intérêts personnels aux dépens du pays. Il n'y a pas de solution magique à la crise libanaise", a-t-il dit, se prononçant cependant pour un gouvernement mixte de spécialistes et politiques. "Qui se préoccupe encore du tiers de blocage ?", a raillé M. Joumblatt, à propos de cette pomme de discorde entre le Premier ministre désigné Saad Hariri et le camp aouniste, à savoir la capacité pour un camp de provoquer la démission du gouvernement tout entier par le retrait de ses membres. "Tout le pays est bloqué, tout le pays s'effondre. Nous allons vers un chaos économique", a-t-il déploré.

"Je vois vers où nous allons et je suis en faveur du compromis", a affirmé le leader druze. "Le compromis politique est une nécessité. Celui qui ne fait pas de compromis en politique, qui pense qu'il peut arriver (à ses fins) par la guerre, n'ira nulle part", a-t-il martelé. Il a rappelé que lui-même avait effectué des compromis "pour le bien"  de sa communauté, évoquant son alliance avec la Syrie bien que son père, le chef du Mouvement national libanais Kamal Joumblatt, ait été assassiné par les Syriens en 1977, pendant la guerre civile. "J'ai serré la main de Hafez el-Assad pour le bien des miens, et je suis resté un allié de la Syrie pendant 29 ans", a affirmé le leader druze. Dans ce contexte, il a appelé les responsables à faire un compromis "pour le bien de la patrie et des Libanais".

Ces propos conciliants de Walid Joumblatt interviennent quelques jours avant une rencontre de réconciliation interdruze prévue samedi au domicile du rival du chef du PSP Talal Arslane. Elle doit grouper M. Joumblatt, M. Arslane et Wiam Wahhab, deux personnalités druzes pro-syriennes.

Depuis le mois d'octobre, le chef de l'Etat Michel Aoun et le Premier ministre désigné, Saad Hariri, s'écharpent notamment sur la forme du cabinet et la nomination des ministres chrétiens. Dimanche, le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), Gebran Bassil, qualifié par le camp Hariri de "président de l'ombre", a demandé l'aide du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, pour régler la crise gouvernementale - un appel resté pour l'heure sans réponse. 


Le chef du Parti socialiste progressiste ( PSP), Walid Joumblatt, a de nouveau affirmé qu'il était en faveur du "compromis politique", notamment dans la formation d'un nouveau gouvernement au Liban attendu depuis plus de dix mois, lors d'une réunion avec des cheikhs druzes dont la vidéo a fuité sur les réseaux sociaux."Ce pays n'a pas d'ennemi hormis quelques responsables qui...