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Sport - Football / Euro 2020

L’Italie déjà près des huitièmes de finale

Coup de chaud pour l’Espagne, coup de génie pour Schick.

L’Italie déjà près des huitièmes de finale

L’Espagne a raté ses débuts dans l’Euro : dans la touffeur de Séville, la Roja a déçu son public face à la Suède (0-0) et écorné son statut de favori du tournoi. Thanassis Stavrakis/Pool/AFP

L’Italie peut déjà se qualifier pour les huitièmes de finale de l’Euro de football en cas de victoire face à la Suisse aujourd’hui, tout comme la surprenante Finlande qui devra surclasser son voisin russe chez lui.

La Nazionale candidate au titre ? La question se pose de plus en plus après la démonstration offensive (3-0) des Azzurri en ouverture face à la Turquie. Cette nuit, toujours au Stadio olimpico de Rome, les coéquipiers de Giorgio Chiellini ont d’abord l’occasion de s’assurer, mathématiquement, leur place en huitièmes en cas de victoire. Et aussi celle de confirmer leur solidité face à des Suisses qui ont au contraire craqué en concédant le nul (1-1) face au pays de Galles. Le sélectionneur italien Roberto Mancini n’est plus qu’à deux matches d’égaler le record national de 30 matches sans défaite, vieux de plus de 80 ans (1935-1939).

Dans l’autre match du groupe A, les Turcs voudront se remettre de leur déculottée inaugurale avec un adversaire en principe plus abordable : le pays de Galles. À Bakou, avec un public qui s’annonce acquis à leur cause, les coéquipiers de Burak Yilmaz et Hakan Calhanoglu ont besoin d’une victoire pour viser la qualification comme 2es de groupe ou comme un des quatre meilleurs 3es. Si l’Italie perd ses deux prochaines rencontres et que la Turquie remporte les deux siennes, elle pourra même briguer une très hypothétique 1re place. Pas gagné d’avance face à des Gallois qui ont brillé défensivement face à la Suisse. Et sous la menace d’un réveil de Gareth Bale, inoffensif pour l’instant mais toujours à craindre.

Dans le groupe B, le match entre voisins opposant Russes et Finlandais à Saint-Pétersbourg arrive avec un favori tout à fait inattendu. La Finlande, qui dispute le premier championnat d’Europe de son histoire, est coleader du groupe grâce à sa victoire (1-0) face au Danemark. À charge à Teemu Pukki et ses partenaires de montrer qu’ils peuvent rééditer la performance. Pour les Russes, il s’agira de se relancer après leur défaite inaugurale contre la Belgique (3-0). Faute de quoi, le Petit Poucet finlandais entreverra les huitièmes...

Entre-temps, les Bleus et leur attaque de feu ont débuté l’Euro d’emblée par un sommet, hier dans la nuit à Munich, devant 14 000 spectateurs et une équipe d’Allemagne revancharde, également dans le peloton des favoris comptant détrôner le Portugal, dernier épouvantail du très relevé groupe F. Les Français doivent terminer dans les deux premiers de cette poule pour être certains d’accéder aux 8es de finale. La 3e place peut aussi être qualificative en fonction de leurs performances. Les sésames seront quoi qu’il arrive disputés dans ce « groupe de la mort » où figure également le Portugal, champion d’Europe en titre. La défense de son trône a débuté par un déplacement en Hongrie sans le défenseur Joao Cancelo, positif au Covid-19, et face à des Magyars portés par leur public.

Le « Covidico »

Lundi dans la nuit, l’Espagne a raté ses débuts dans l’Euro : dans la touffeur de Séville, la Roja a déçu son public face à la Suède (0-0) et écorné son statut de favorite du tournoi, marqué aussi par le coup de génie du joueur tchèque Patrik Schick.

La première affiche de cet Euro, renommée « Covidico » en raison des déboires des deux équipes à la préparation perturbée par le Covid-19, s’est déroulée largement comme prévu. Les Espagnols, privés de leur capitaine Sergio Busquets, positif au coronavirus, ont monopolisé le ballon et ont dominé techniquement de bien timides Suédois, sans deux joueurs-clefs eux aussi positifs au Covid-19, mais il leur a manqué l’essentiel : du sang-froid, du réalisme et des buts. Les Espagnols sont même passés tout près de la défaite : par deux fois, pour les deux seules occasions suédoises du match, Alexander Isak (21 ans) a failli leur faire très mal. L’Espagne a montré deux visages : séduisante et inspirée en première période dans le sillage de sa jeune garde Pedri (18 ans) et Dani Olmo (23 ans), laborieuse et sans idées après la pause.

La quatrième journée de cet Euro a été marquée par une autre surprise dans ce même groupe E, la défaite de la Pologne de Robert Lewandoswki face à la Slovaquie (2-1). La Slovaquie a ouvert la marque après un déroutant slalom de Robert Mak, dont le tir a été repoussé par l’un des poteaux de Wojciech Szczesny avant de rebondir sur le gardien polonais et de rentrer dans le but. Karol Linetty a ramené les deux équipes à égalité en début de seconde période, mais les Polonais ont plié après l’exclusion du milieu Grzegorz Krychowiak, devenu le premier joueur exclu de cet Euro après un second avertissement. Le coup de grâce a été asséné par Milan Skriniar, auteur d’une reprise de 20 mètres synonyme de victoire pour la Slovaquie.

Lob somptueux

En outre, avec son lob somptueux de 50 m sans contrôle et depuis la ligne médiane, contre l’Écosse à Glasgow, l’attaquant tchèque Patrik Schick, qui avait déjà ouvert la marque d’une tête décroisée, est bien parti pour décrocher la distinction honorifique du « plus beau but » de l’Euro. Son tir spectaculaire est retombé directement sous la barre pendant que le malheureux gardien écossais, trop avancé et revenu au pas de course, s’empêtrait dans ses propres filets. Battue (2-0) et dernière du groupe D, l’Écosse, qui n’avait pas disputé de tournoi majeur depuis le Mondial 1998 en France, a manqué ses retrouvailles avec l’élite internationale.

Source : AFP

L’Italie peut déjà se qualifier pour les huitièmes de finale de l’Euro de football en cas de victoire face à la Suisse aujourd’hui, tout comme la surprenante Finlande qui devra surclasser son voisin russe chez lui.La Nazionale candidate au titre ? La question se pose de plus en plus après la démonstration offensive (3-0) des Azzurri en ouverture face à la Turquie. Cette nuit, toujours au Stadio olimpico de Rome, les coéquipiers de Giorgio Chiellini ont d’abord l’occasion de s’assurer, mathématiquement, leur place en huitièmes en cas de victoire. Et aussi celle de confirmer leur solidité face à des Suisses qui ont au contraire craqué en concédant le nul (1-1) face au pays de Galles. Le sélectionneur italien Roberto Mancini n’est plus qu’à deux matches d’égaler le record national de 30 matches sans...
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