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Sport - Football / Copa América

L’autre grande quête des étoiles Messi et Neymar...

L’autre grande quête des étoiles Messi et Neymar...

Le Brésil avait organisé la précédente Copa América, en 2019. Même privée à l’époque de Neymar, blessé, la Seleção s’était imposée, comme lors des quatre autres fois où le tournoi sud-américain s’était disputé sur son sol (1919, 1922, 1949, 1989). Luis Acosta/AFP

Les deux étoiles du football sud-américain et mondial Lionel Messi et Neymar se sont lancées au Brésil, depuis hier soir (ce matin au Liban) et jusqu’au 10 juillet, dans la quête d’un titre en Copa América qui les fuit tout autant qu’un sacre mondial, pour l’instant.

La compétition, reportée d’un an comme l’Euro en raison de la pandémie de Covid-19, a finalement été maintenue jeudi dernier par la Cour suprême brésilienne, malgré de puissantes et nombreuses oppositions liées au Covid-19, dont celles du sélectionneur brésilien Tite ou de son homologue argentin Lionel Scaloni. Le Brésil de Jair Bolsonaro, pourtant l’un des pays les plus touchés par le coronavirus avec quelque 477 000 décès, avait accepté la semaine précédente d’organiser l’épreuve après les désistements de dernière minute de l’Argentine et de la Colombie, également très affectées par la pandémie. Le Covid-19 a d’ailleurs déjà touché une sélection, celle du Venezuela, à la veille de son entrée en lice : onze membres de la délégation vénézuélienne, dont huit joueurs, ont été testés positifs, selon leur fédération. Les identités n’ont pas été révélées, mais le capitaine de la Vinotinto, Tomas Rincon, a annoncé son test positif et son forfait pour le tournoi, lui qui était resté vendredi dernier à Caracas à l’isolement. Pour pallier ces absences, le sélectionneur José Peseiro a appelé 15 nouveaux joueurs pour disputer la compétition.

Le Brésil avait organisé la précédente Copa América en 2019. Même privée à l’époque de Neymar, blessé, la Seleção s’était imposée, comme lors des quatre autres fois où le tournoi sud-américain s’était disputé sur son sol (1919, 1922, 1949, 1989). Le Brésil possède les meilleures infrastructures d’Amérique latine après avoir organisé la Coupe du monde 2014. Le match d’ouverture opposait hier soir le Brésil au Venezuela au stade Mané-Garrincha de Brasilia (00h00 ce matin à Beyrouth). La finale sera jouée le 10 juillet au stade Maracana de Rio de Janeiro.

Dans ce climat particulier, la star du Barça Lionel Messi, qui fêtera ses 34 ans le 24 juin, tentera de conjurer le sort qui s’acharne contre lui dans cette Copa América, avec trois finales perdues (2007, 2015 et 2016), les deux dernières aux tirs au but contre le Chili. Un sacre au stade Maracana serait en outre une belle revanche pour le capitaine de l’Albiceleste qui y avait été battu en finale du Mondial 2014 par l’Allemagne (1-0 après prolongations). Mais la sélection argentine n’a plus remporté de compétition internationale depuis 28 ans et a multiplié les grossières erreurs défensives ces derniers temps.

Sur ses terres, le Brésil, tenant du titre, sera une fois encore le grand favori. Avec neuf titres, il n’est devancé au palmarès de l’épreuve que par l’Uruguay (15) et l’Argentine (14). La Seleção survole les qualifications sud-américaines pour le Mondial 2022 au Qatar avec six victoires en autant de matches, loin devant l’Argentine (2e avec trois victoires et trois nuls). Le sélectionneur Tite a su renforcer sa défense, tout en conservant la fraîcheur offensive de joueurs exceptionnels comme Neymar (PSG), qui n’a remporté qu’un titre olympique en sélection, Gabriel Jesus (Manchester City) ou Gabriel « Gabigol » Barbosa (Flamengo).

Avec le Brésil et l’Argentine de Messi, l’Uruguay sera l’autre prétendant au titre avec ses deux redoutables buteurs Luis Suarez (champion d’Espagne avec l’Atlético Madrid) et Edinson Cavani (Manchester United). De son côté, le sélectionneur de la Colombie Reinaldo Rueda a parié gros en se passant des services du milieu offensif James Rodriguez (Everton). Le Chili, sacré pour la première fois de son histoire en 2015 à domicile, puis à nouveau l’année suivante aux États-Unis, semble pour sa part arriver à la fin d’un cycle et aura sans doute beaucoup de mal à trouver une relève digne de la génération des Arturo Vidal et Alexis Sanchez (tous deux champions d’Italie avec l’Inter Milan), qui seront toutefois encore présents au Brésil. Le Pérou, enfin, vice-champion en titre, est en totale reconstruction et ne devrait pas être en mesure de renouveler sa performance de 2019.

Les 10 pays sud-américains seront répartis en deux poules de 5 équipes : l’Argentine, la Bolivie, le Chili, le Paraguay et l’Uruguay s’affronteront dans le groupe A ; la Colombie, le Brésil, l’Équateur, le Pérou et le Venezuela dans le groupe B. Les quatre premiers de chaque groupe seront qualifiés pour les quarts de finale.

Source : AFP

Les deux étoiles du football sud-américain et mondial Lionel Messi et Neymar se sont lancées au Brésil, depuis hier soir (ce matin au Liban) et jusqu’au 10 juillet, dans la quête d’un titre en Copa América qui les fuit tout autant qu’un sacre mondial, pour l’instant.La compétition, reportée d’un an comme l’Euro en raison de la pandémie de Covid-19, a finalement été maintenue jeudi dernier par la Cour suprême brésilienne, malgré de puissantes et nombreuses oppositions liées au Covid-19, dont celles du sélectionneur brésilien Tite ou de son homologue argentin Lionel Scaloni. Le Brésil de Jair Bolsonaro, pourtant l’un des pays les plus touchés par le coronavirus avec quelque 477 000 décès, avait accepté la semaine précédente d’organiser l’épreuve après les désistements de dernière minute de...
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