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La visite de Joumblatt en Russie reportée sine die

La visite de Joumblatt en Russie reportée sine die

Le leader druze libanais, Walid Joumblatt. Photo d'archives AFP

L’ambassade de Russie à Beyrouth a annoncé mardi le report sine die de la visite, qui était prévue à partir aujourd’hui, du chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, à Moscou, évoquant "des circonstances exceptionnelles impromptues", sans donner plus de détails. 

"Après que les préparatifs ont été menés pour la la visite du chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, à Moscou, pour rencontrer le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et son adjoint pour les affaires du Proche-Orient, Mikhaïl Bogdanov, et en raison de circonstances exceptionnelles impromptues, il a été convenu avec M. Joumblatt de reporter le déplacement -initialement prévu aujourd’hui- à une date ultérieure", a annoncé l’ambassade sur son compte Twitter.

Interrogé par L'Orient-Le Jour, un proche du leader druze fait barrage à toute interprétation politique erronée de ce report. "C'est pour des raisons strictement techniques liées à l'emploi du temps de M. Lavrov que cette décision a été prise", précise-t-il, soulignant que l'invitation a été adressée à M. Joumblatt en mars dernier. Mais il avait alors préféré se faire vacciner contre le coronavirus, avant de se rendre à Moscou. "Lors de ses entretiens avec les responsables russes, Walid Joumblatt évoquera naturellement le dossier libanais et la formation du gouvernement, et exposera son point de vue. Il discutera aussi des moyens dont dispose la Russie pour venir en aide au Liban", ajoute ce proche du chef du PSP. 

De source diplomatique russe, on apprend que la visite aurait été reportée en raison d'un problème de santé dont a souffert M. Lavrov ces derniers jours.

Depuis des mois, la Russie semble être directement impliquée dans les efforts visant à accélérer le processus de formation d’un gouvernement libanais dirigé par Saad Hariri, et qui serait à même de mettre sur les rails les réformes nécessaires au redressement de l’économie libanaise, plombée par une crise inédite depuis 2019.

Le nouveau gouvernement se fait attendre depuis près de 10 mois, le cabinet de Hassane Diab ayant démissionné dans la foulée de la double explosion meurtrière au port de Beyrouth, le 4 août 2020. Nommé en octobre de la même année, Saad Hariri, ancien allié du chef du PSP, ne parvient toujours pas à accomplir cette tâche, à cause du bras de fer politico-personnel qui l'oppose au président, Michel Aoun, et son camp, notamment le leader du Courant patriotique libre Gebran Bassil. Les deux camps s'écharpent autour de la nomination des ministrables chrétiens, ainsi que sur la notion de tiers de blocage, minorité qui pourrait bloquer l'activité de l'Exécutif au besoin. Tentant d'aider Saad Hariri à franchir ces obstacles, Walid Joumblatt et son allié de longue date, le président de la Chambre, Nabih Berry, ont concocté un projet de solution prônant la formation d'une équipe de 24 ministres sans tiers de blocage. Sauf que cette initiative se heurte toujours aux revendications des deux camps.

Au cours des derniers mois, la capitale russe a accueilli plusieurs responsables libanais, notamment, MM. Hariri et Bassil, ainsi qu’une délégation du Hezbollah. Outre M. Joumblatt, son principal adversaire sur la scène druze, Talal Arslane, gravitant dans l’orbite du Hezbollah et du CPL, devait lui aussi se rendre prochainement à Moscou.


L’ambassade de Russie à Beyrouth a annoncé mardi le report sine die de la visite, qui était prévue à partir aujourd’hui, du chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, à Moscou, évoquant "des circonstances exceptionnelles impromptues", sans donner plus de détails.  "Après que les préparatifs ont été menés pour la la visite du chef du Parti socialiste...