Un concert à Riyad, en Arabie saoudite, le 3 juin 2021. Le premier depuis le début de la pandémie de coronavirus. Photo AFP / Fayez Nureldine
Des centaines de spectateurs se sont réunis jeudi soir pour le premier concert organisée dans la capitale saoudienne Riyad depuis le début de la pandémie de Covid-19, plus d'un an après l'arrêt de tous les événements culturels.
Avant cette suspension, les spectacles et divertissements venaient tout juste de se développer dans ce royaume ultraconservateur du Golfe, le jeune prince héritier Mohammad ben Salmane cherchant à promouvoir une image libérale de l'économie et la société.
Des Saoudiens et des visiteurs étrangers attablés ont assisté au concert organisé dans un restaurant d'un grand hôtel, avec sur scène la très populaire diva syrienne Assala et le chanteur koweïtien Nabil Chouaïl.
"Je suis venu de la Province Orientale (d'Arabie saoudite) avec ma mère et mes cousins pour assister au retour des concerts, et grâce à Dieu, ils ont commencé par Assala, car je suis l'une de ses plus grandes fans", a confié à l'AFP une spectatrice saoudienne. "Cela fait deux ans que nous ne sommes pas venus ici. Nous sommes ravis de venir du Koweït pour assister au concert", s'est réjoui un touriste Koweïtien.
L'Arabie saoudite a officiellement enregistré plus de 454.000 cas de contamination dont 7.408 décès. Cette première à Riyad avait été précédée d'une autre avec le concert du ténor italien Andrea Bocelli à Hégra, ville antique de l'ouest de l'Arabie saoudite située dans le désert, un site classé au patrimoine mondial de l'Unesco, dans le gouvernorat d'Al-Ula.
Le royaume a assoupli les restrictions imposées depuis des décennies en matière de divertissement, dans le cadre de ses efforts pour redorer son image et attirer les touristes. Janet Jackson, le rappeur 50 Cent ou encore le groupe de pop coréen BTS s'y sont produits avant la pandémie, une chose naguère inimaginable dans ce pays.
Mais Riyad reste confronté à des critiques récurrentes sur son bilan en matière de droits humains, avec la répression implacable des voix dissidentes, dont plusieurs militantes féministes.

