Édito Édito

Justice est défaite !

À l'heure où la justice libanaise est malmenée en raison de la paralysie du Conseil supérieur de la magistrature, des vacances au sein du Conseil constitutionnel, du refus du président de la République de donner le feu vert aux permutations judiciaires, des décisions hérétiques mais populistes rendues par certains juges, des dissensions et insubordinations au Palais et des démissions de plusieurs magistrats découragés, on se demande si cette déliquescence n'est pas délibérée pour parachever le plan diabolique visant à saper tous les fondements de l'État de droit.

La justice libanaise a longtemps été un modèle pour le monde arabe et compte encore d'excellents juges. Mais l'empiétement constant de l'exécutif sur le judiciaire, les ingérences inadmissibles de nos politiciens, au mépris de la séparation des pouvoirs, et la pratique de « la vengeance déguisée en justice » selon le mot de Mauriac, ont conduit à une perte de confiance qui a justifié le recours à un tribunal international dans plusieurs affaires, dont celle de l'assassinat du Premier ministre Rafic Hariri, et explique les doutes quant à l'issue de l'enquête en cours (qui attend désespérément le rapport français) destinée à définir les responsables de l'explosion du port de Beyrouth. Or la justice n'est pas un luxe : forte de ses deux piliers, le magistrat et l'avocat, elle constitue le socle même de la démocratie. L'affaiblir, c'est encourager la corruption, le mépris des lois et le viol de la Constitution ; c'est retarder les aides internationales qui réclament un environnement juridique rassurant ; c'est paver la voie au règne de l'arbitraire !


À l'heure où la justice libanaise est malmenée en raison de la paralysie du Conseil supérieur de la magistrature, des vacances au sein du Conseil constitutionnel, du refus du président de la République de donner le feu vert aux permutations judiciaires, des décisions hérétiques mais populistes rendues par certains juges, des dissensions et insubordinations au Palais et des démissions...

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"... et explique les doutes quant à l'issue de l'enquête en cours (qui attend désespérément le rapport français) destinée à définir les responsables de l'explosion du port de Beyrouth." Ah! Enfin quelqu'un qui ne parle pas de "double explosion"! Cela dit, LES RESPONSABLES DE L'EXPLOSION SONT CEUX QUI ONT ORDONNE LE DECHARGEMENT DE LA CARGAISON DE NITRATE D'AMMONIUM, MATIERE HAUTEMENT EXPLOSIVE QUI N'EST IMPORTABLE QU'EN VERTU D'UN PERMIS ISSU PAR LE CONSEIL DES MINISTRES, ET EN PREMIER LIEU LE JUGE JAD MAALOUF!

Georges MELKI

10 h 32, le 07 juin 2021

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Commentaires (1)

  • "... et explique les doutes quant à l'issue de l'enquête en cours (qui attend désespérément le rapport français) destinée à définir les responsables de l'explosion du port de Beyrouth." Ah! Enfin quelqu'un qui ne parle pas de "double explosion"! Cela dit, LES RESPONSABLES DE L'EXPLOSION SONT CEUX QUI ONT ORDONNE LE DECHARGEMENT DE LA CARGAISON DE NITRATE D'AMMONIUM, MATIERE HAUTEMENT EXPLOSIVE QUI N'EST IMPORTABLE QU'EN VERTU D'UN PERMIS ISSU PAR LE CONSEIL DES MINISTRES, ET EN PREMIER LIEU LE JUGE JAD MAALOUF!

    Georges MELKI

    10 h 32, le 07 juin 2021

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