Proposition de loi des FL sur les indemnités des employés de banque licenciés en cas de fusion Le logo des Forces libanaises. Via l'ANI
Les Forces libanaises (FL) ont porté plainte devant la justice mercredi contre le Parti syrien national social (PSNS) pour "incitation au meurtre", à la suite de la manifestation de ce parti organisée à Hamra dimanche au cours de laquelle des militants ont lancé des menaces contre Samir Geagea.
Le député Imad Wakim, le chef du département des relations extérieures des FL, Richard Kouyoumjian, et la cheffe de l'appareil juridique du parti, l'avocate Eliane Fakhri, ont déposé une plainte devant le parquet de la Cour de cassation au nom des FL contre ceux qui ont "planifié et participé à la manifestation du PSNS à Hamra dimanche" et scandé "Ta tête a sauté, Bachir, ton tour viendra, Samir". Les militants du PSNS faisaient référence au fondateur des FL, Bachir Gemayel, président élu puis assassiné le 14 septembre 1982 dans un attentat à la bombe perpétré par un membre du PSNS, Habib Chartouni, actuellement en cavale. Les Forces libanaises ont dénoncé "une glorification de l'assassinat" de Bachir Gemayel et "un appel explicite au meurtre" de leur chef, Samir Geagea, "ce qui constitue une menace pour la paix civile".
Dans ce contexte, M. Kouyoumjian a appelé à la dissolution du PSNS. "Ce n'est plus un parti libanais, c'est un parti qui a commis de nombreux crimes contre les dirigeants libanais. C'est devenu une officine des services de renseignements du régime syrien", a-t-il lancé, insistant sur la menace représentée par le parti sur la scène libanaise.
De son côté, le PSNS a annoncé avoir saisi le parquet contre les "groupes" et militants ayant attaqué des convois de réfugiés syriens qui se rendaient à l'ambassade syrienne au Liban la semaine dernière afin de voter à la présidentielle en faveur de Bachar el-Assad.
Après réception des deux dossiers, le procureur général près la cour de cassation, Ghassan Oueidate, les a déférés devant le service des renseignements des Forces de sécurité intérieure (FSI).
Un avocat, Ahmad Hamadé, a pour sa part annoncé avoir déposé, au nom de plusieurs ressortissants syriens disant avoir été "agressés" le 20 mai à Nahr el-Kalb, une plainte devant le premier juge d'instruction du Mont Liban, Nicolas Mansour, contre le chef des FL et toute personne impliquée dans cette "attaque". La plainte a notamment été déposée pour "crime terroriste, racisme et tentative de meurtre".
La manifestation de partisans du PSNS dimanche après-midi dans le quartier commerçant de Hamra à Beyrouth pour commémorer la libération du Sud-Liban de l'occupation israélienne achevée le 25 mai 2000 était intervenue trois jours après des violences notamment à Nahr el-Kalb (Kesrouan), des jeunes proches des Forces libanaises ayant pris pour cible des Syriens qui se rendaient à Yarzé pour voter à l’ambassade de Syrie en brandissant des portraits du président syrien Bachar el-Assad.


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