Des combattants hostiles au coup d’État militaire du 1er février en Birmanie ont attaqué hier un poste de police à Mobye, une ville de l’est du pays, affirmant avoir tué au moins 13 membres des forces de sécurité et en avoir capturé quatre, selon les médias locaux. Un membre de la Force de défense populaire, une organisation en lutte contre la junte, a déclaré au portail d’informations Irrawaddy que le poste avait été incendié et que deux civils avaient été blessés dans les affrontements. Selon d’autres médias, jusqu’à quinze membres des forces de sécurité auraient été tués. La ville de Mobye est située à une centaine de kilomètres à l’est de Naypyidaw, la capitale birmane, à proximité d’un territoire contrôlé par plusieurs groupes armés formés par des minorités ethniques qui luttent depuis des décennies contre le pouvoir central pour leur autonomie. Un autre affrontement a été signalé par des médias birmans près de la ville de Demoso, 20 km au sud de Mobye. Les insurgés ont affirmé avoir tué jusqu’à 20 membres des forces de sécurité, qui ont dépêché des renforts équipés de véhicules blindés. Des combats ont également été rapportés dimanche entre les troupes birmanes et une alliance de groupes armés à Muse, une ville à la frontière avec la Chine, dans le nord-est du pays. Confrontés à de nouveaux conflits sur plusieurs fronts, les militaires qui se sont emparés du pouvoir en février dernier doivent également faire face à des manifestations et des grèves quotidiennes contre le coup d’État qui paralysent les hôpitaux, les écoles et de nombreuses entreprises privées. Plus de 125 000 enseignants – soit un tiers du nombre total d’enseignants dans le pays – ont été suspendus pour avoir participé au mouvement de désobéissance civile, a déclaré samedi un responsable de la Fédération des enseignants birmans.
Monde - Contestation
Des insurgés attaquent un poste de police dans l’est de la Birmanie
OLJ / le 24 mai 2021 à 00h00


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