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Dernières Infos - Crise Au Liban

La CGTL annonce une grève générale le 26 mai

La CGTL annonce une grève générale le 26 mai

Le logo de la CGTL. Photo ANI

La Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), dirigée par Béchara el-Asmar, a annoncé mardi une grève générale pour le 26 mai, pour dénoncer la crise inédite sur les plans économique, financier, social et sanitaire, dans un Liban en plein effondrement.

Après avoir dressé un sombre tableau de la situation dans le pays à l'issue d'une réunion de son comité exécutif, la CGTL a estimé qu'il était "nécessaire d'y faire face à travers une mobilisation dans la rue pour obtenir la formation d'un gouvernement national capable de traiter les crises qui s'accumulent".

Le pays demeure sans cabinet depuis plus de neuf mois, en raison d'un conflit politique profond entre le président de la République, Michel Aoun, et le Premier ministre désigné, Saad Hariri. La mise sur pied du gouvernement est une condition sine qua non pour l'obtention d'une aide financière internationale.

La CGTL a dans ce contexte appelé à ne pas lever les subventions de la Banque centrale sur les denrées essentielles "avant d'avoir trouvé les solutions adéquates, notamment la carte d'approvisionnement pour protéger les gens de la faim". "L'équation +les dépôts des Libanais (en banque) ou la levée des subventions+ est inacceptable", a estimé la CGTL. Elle a ensuite annoncé une grève générale le 26 mai et a demandé à son bureau de mettre en place "un plan et un programme pour cette mobilisation sur tout le territoire". Une réunion préparatoire du syndicat est prévue à 11h le lundi 24 mai au siège de la CGTL situé sur la Corniche du Fleuve.

En place depuis le début de la crise, les mécanismes de subventions ont pour but de limiter l’inflation sur les produits désignés (blé, carburant, médicaments, matériel médical et un panier alimentaire) en faisant bénéficier les importateurs d’une aide financière de la Banque du Liban (BDL). Un système instauré face à la dévaluation historique de la monnaie nationale, qui s’échange autour des 12.500 livres libanaises pour un dollar sur le marché parallèle (contre une parité officielle de 1.507,5 livres). La fonte des réserves de la BDL et ses multiples mises en garde quant à l’impossibilité de maintenir ces subventions font craindre aux Libanais une flambée des prix si ces mécanismes venaient à être levés sans qu’aucun système de substitution n’ait été planifié par l’exécutif. Les autorités planchent sur la mise en place d'une carte d'approvisionnement pour 750.000 familles les plus pauvres du pays, mais ce mécanisme n'a toujours pas abouti.

Dans ce contexte, les fonctionnaires libanais ont observé mardi une grève à l'appel de la Ligue des employés de l'administration publique. Cette grève d'avertissement vise à protester contre la détérioration des conditions économiques et sociales et le faible salaire minimum.

La Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), dirigée par Béchara el-Asmar, a annoncé mardi une grève générale pour le 26 mai, pour dénoncer la crise inédite sur les plans économique, financier, social et sanitaire, dans un Liban en plein effondrement.Après avoir dressé un sombre tableau de la situation dans le pays à l'issue d'une réunion de son comité exécutif, la CGTL a estimé qu'il était "nécessaire d'y faire face à travers une mobilisation dans la rue pour obtenir la formation d'un gouvernement national capable de traiter les crises qui s'accumulent". Le pays demeure sans cabinet depuis plus de neuf mois, en raison d'un conflit politique profond entre le président de la République, Michel Aoun, et le Premier ministre désigné, Saad Hariri. La mise sur pied du gouvernement est une condition...