Le drapeau iranien devant le siège de l'AIEA à Vienne, le 9 septembre 2019. Photo d'illustration REUTERS/Leonhard Foeger
Les diplomates ont repris vendredi leurs travaux sur le nucléaire iranien avec l'objectif affiché de boucler d'ici fin mai les négociations pour sauver l'accord, avant que la campagne pour la présidentielle du 18 juin en Iran ne perturbe le processus.
Les Etats parties à l'accord (Iran, Allemagne, France, Royaume-Uni, Chine et Russie) ont entamé leur quatrième session en fin de matinée dans un hôtel de luxe de la capitale autrichienne.
Cette réunion a duré une petite heure puis les experts, divisés en trois groupes, se sont remis au travail, a indiqué à la presse un porte-parole de la délégation de l'UE, qui chapeaute les pourparlers.
Objectif: "restaurer pleinement" le "plan d'action global commun" (JCPOA, selon son acronyme anglais), conclu en 2015 pour empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique mais moribond, depuis que l'ex-président américain Donald Trump a claqué la porte en 2018.
Son successeur Joe Biden veut le rejoindre à nouveau et un haut responsable américain a jugé jeudi "possible" de parvenir à une solution dans les prochaines semaines, avant les élections de juin en Iran, tout en soulignant que la grande inconnue restait la volonté des dirigeants iraniens.
Des diplomates interrogés par l'AFP ont évoqué le même horizon. "Rien n'est garanti, mais nous sommes sur la bonne voie. Peut-être qu'il s'agira cette fois d'un grand round final de négociations", a déclaré l'un d'eux.
L'Iran et les Etats-Unis, qui participent aux discussions par l'entremise des Européens, doivent s'accorder sur la levée des sanctions rétablies par Donald Trump et sur un retour concomitant dans les clous de Téhéran, qui a commencé à s'affranchir de ses contraintes nucléaires en riposte à la "pression maximale" américaine.
'Intensifier le processus'
Les trois premières sessions ont été "sérieuses" et "constructives", selon le responsable américain, qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat.
Les trois pays européens avaient cependant déploré la semaine dernière un manque d'avancées, expliquant que "les points les plus critiques n'avaient pas encore été résolus".
Désormais "les participants ont convenu de la nécessité d'intensifier le processus", a tweeté vendredi l'ambassadeur russe Mikhaïl Oulianov. "Les délégations semblent prêtes à rester à Vienne aussi longtemps que nécessaire pour atteindre leur but".
Autre incertitude, les négociateurs parviendront-ils à s'entendre avant l'expiration de l'accord "temporaire" signé en février entre l'Iran et l'Agence internationale de l'énergie atomique?
Ce texte "bilatéral technique", annoncé le 21 février pour une durée de trois mois, permet au gendarme onusien du nucléaire de maintenir une surveillance sur place, bien que réduite depuis l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi qui limite les inspections.
La République islamique s'est ainsi engagée à fournir l'ensemble des données des caméras et autres outils si les sanctions sont levées à l'issue de la période.
Le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, s'est entretenu jeudi avec le vice-ministre iranien des Affaires étrangères et chef de la délégation à Vienne, Abbas Araghchi, une rencontre affichée sur Twitter.
Dans une récente interview à Bloomberg TV, M. Grossi avait dit craindre que l'Iran ne détruise les bandes vidéos si les pourparlers des grandes puissances n'aboutissaient pas à temps.
Le cas échéant, il s'était dit prêt à retourner à Téhéran pour trouver un nouveau compromis.
Cette réunion a duré une petite heure puis les experts, divisés en trois groupes, se sont remis au travail, a indiqué à la presse un porte-parole de la délégation de l'UE, qui chapeaute les pourparlers.
Objectif: "restaurer pleinement" le "plan d'action global commun" (JCPOA, selon son acronyme anglais), conclu en 2015 pour empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique mais...

