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Monde - Coronavirus

Le Brésil dit niet au Spoutnik, l’aide internationale arrive en Inde

Le Brésil dit niet au Spoutnik, l’aide internationale arrive en Inde

Des Indiens font la queue à Mumbai pour se faire vacciner contre le coronavirus. Punit Paranjpe/AFP

L’aide internationale d’urgence a commencé hier à parvenir à l’Inde, submergée par une vague épidémique d’une gravité sans précédent depuis le début de la crise mondiale, au moment où le Brésil, autre pays parmi les plus touchés, s’est opposé à l’importation du vaccin russe Spoutnik V.

Épicentre de la pandémie de coronavirus depuis plusieurs jours avec un variant « indien » encore mal identifié, le pays le plus peuplé de la planète après la Chine enregistre quotidiennement de nouveaux records. Lundi, il a fait état d’un record mondial de 352 991 nouvelles contaminations et un record national de 2 812 décès, entraînant la première aide internationale d’ampleur depuis le début de la crise sanitaire. Personnels soignants et malades manquent de tout : lits, civières, oxygène, respirateurs... « Ce gouvernement nous a tellement laissé tomber que ceux qui peuvent d’ordinaire survivre meurent aussi », déplore un habitant, Vinod Kumar. La situation en Inde est « plus que déchirante », a résumé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a fourni des équipements essentiels à ce pays de 1,3 milliard d’habitants.

La première cargaison d’aide médicale britannique, contenant notamment 100 ventilateurs et 95 concentrateurs d’oxygène, a atterri hier à Delhi. D’autres suivront dans la semaine. D’ici à la fin de semaine, la France aura envoyé huit unités de production d’oxygène et des conteneurs d’oxygène permettant d’alimenter jusqu’à 10 000 patients sur une journée, ainsi que du matériel médical spécialisé, comme des respirateurs. Les États-Unis se sont, eux, engagés à envoyer des composants pour la production de vaccins, des équipements de protection, des tests à diagnostic rapide ou encore des respirateurs. L’UE doit envoyer « dans les prochains jours » un ensemble d’équipements d’urgence, dans le cadre de son mécanisme de protection civile coordonné par la Commission européenne.

Suspension des liaisons aériennes

Le variant « indien » suscite encore des interrogations. Selon l’OMS, on ne sait pas encore si « les rapports faisant état d’une mortalité élevée sont dus à la gravité accrue du variant, à la mise à rude épreuve des capacités du système de santé en raison de l’augmentation rapide du nombre de cas ou aux deux ». Ce variant a été détecté en Belgique, Suisse, Grèce et Italie, au moment où plusieurs pays en Europe commencent à desserrer prudemment l’étau des restrictions à sa population.

Parallèlement, la liste des restrictions aériennes s’allonge. L’Australie a décidé hier de suspendre jusqu’au 15 mai les vols en provenance d’Inde, tandis que le Canada, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande ont déjà suspendu ou restreint leurs vols. La Belgique a annoncé la fermeture de ses frontières à l’Inde, mais aussi au Brésil et à l’Afrique du Sud où sévissent deux autres variants.

« Incertitudes » brésiliennes sur Spoutnik

Les campagnes de vaccination se poursuivent tant bien que mal dans le monde, occasionnant des différends entre pays et laboratoires sur les livraisons ou entre pays, voire entre États d’un même pays, sur l’origine des vaccins. L’agence de régulation sanitaire du Brésil (Anvisa), deuxième pays le plus endeuillé au monde (391 936 décès) et où la vaccination a longtemps traîné, s’est ainsi opposée lundi à la demande de plusieurs États du pays d’importer le vaccin russe Spoutnik V. « Jamais nous ne permettrons que des millions de Brésiliens soient exposés à des produits sans une vérification appropriée de la qualité, de l’inocuité et de l’efficacité, ou, au minimum, face à la situation grave que nous traversons, qu’il existe un rapport favorable entre le risque et les avantages », a déclaré Antonio Barra Torres, président de l’Anvisa. La direction de l’agence a suivi la recommandation de ses experts constatant des « incertitudes » sur le vaccin qui n’a toujours pas été approuvé par les agences sanitaires de l’Union européenne (EMA) et des États-Unis (FDA). Les concepteurs du vaccin russe ont dénoncé hier le refus, selon eux « politique », du régulateur brésilien, qui n’a « rien à voir avec l’accès à l’information ou à la science ».

Aux États-Unis entre-temps, les Américains vaccinés contre le Covid-19 n’ont plus besoin de porter de masque lorsqu’ils sont en extérieur, mis à part lorsqu’ils se trouvent dans des foules, ont annoncé hier les autorités sanitaires. Les États-Unis vont fournir à d’autres pays 60 millions de doses du vaccin AstraZeneca, a par ailleurs annoncé la Maison-Blanche, jusque-là critiquée pour son refus d’importer ce vaccin du laboratoire suédo-britannique, pas encore autorisé dans le pays.

Enfin, il convient de noter que le cap du milliard de doses de vaccins contre le Covid administrées dans 207 pays ou territoires a été franchi durant le week-end dernier. Le virus a fait au moins 3 122 150 morts dans le monde depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de son apparition fin décembre 2019.

Source : AFP

L’aide internationale d’urgence a commencé hier à parvenir à l’Inde, submergée par une vague épidémique d’une gravité sans précédent depuis le début de la crise mondiale, au moment où le Brésil, autre pays parmi les plus touchés, s’est opposé à l’importation du vaccin russe Spoutnik V.Épicentre de la pandémie de coronavirus depuis plusieurs jours avec un variant « indien » encore mal identifié, le pays le plus peuplé de la planète après la Chine enregistre quotidiennement de nouveaux records. Lundi, il a fait état d’un record mondial de 352 991 nouvelles contaminations et un record national de 2 812 décès, entraînant la première aide internationale d’ampleur depuis le début de la crise sanitaire. Personnels soignants et malades manquent de tout : lits, civières,...
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