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Geagea répond à Aoun : L'audit juricomptable n'est pas un "slogan" politique

Geagea répond à Aoun : L'audit juricomptable n'est pas un

Le chef des FL, Samir Geagea. Photo ANI

Le chef des Forces libanaises (FL) et leader maronite Samir Geagea a réagi jeudi au discours prononcé la veille par le chef de l'Etat Michel Aoun, son rival politique, concernant l'audit juricomptable de la Banque du Liban (BDL), estimant que cette procédure n'était pas "un slogan" politique. Dans un communiqué, M. Geagea s'est encore interrogé sur les raisons pour lesquelles le président Aoun n'a pas demandé au gouvernement de "prendre les mesures" garantissant la mise en œuvre de cet audit. 

Dans son discours, le président avait estimé qu'il n'y avait aucune volonté réelle de mener l'audit juricomptable parmi les responsables, critiquant ainsi ses rivaux politiques, notamment le président du Parlement, Nabih Berry, qu'il accuse de bloquer le processus. Le chef de l'Etat a dans ce contexte prévenu que l’abandon de l'audit des comptes de la banque centrale ainsi que celui des autres institutions publiques porterait un coup à l’initiative française en faveur du Liban.

"L'audit est une des plus importantes obligations" de l'Etat dans le contexte de " tragédies et catastrophes" que traverse le pays, a estimé M. Geagea, rappelant que sa formation politique plaide depuis 2017 en faveur d'un tel audit "sérieux et efficace, qui commence au niveau de la BDL et englobe ensuite tous les ministères, administrations et conseils qui gaspillent les fonds de l'Etat et des déposants". "L'audit juricomptable "n'est pas un slogan de saison, ni un moyen de marquer des points au niveau politique, mais une procédure consacrée qui vise à lancer des réformes", a-t-il ajouté. 

S'adressant ensuite aux responsables politiques et au chef de l'Etat, il leur a demandé "pourquoi ils n'ont pas soutenu l'idée d'un audit depuis le début du mandat" en 2016, malgré le fait qu'ils "bénéficient de la majorité" au gouvernement et au Parlement. "Pourquoi le président n'a-t-il pas, au moyen du gouvernement chargé des affaires courantes qui est composé uniquement de ses alliés, pris les mesures administratives et judiciaires requises" pour assurer la tenue de l'audit "s'il est vraiment sérieux" à ce sujet.

Le cabinet américain Alvarez & Marsal avait été mandaté en septembre 2020 pour réaliser l’audit juricomptable des comptes de la BDL, une opération qui vise à remonter à la source des transactions inscrites dans le but de détecter d’éventuelles fraudes. Il avait fini par jeter l’éponge deux mois plus tard après le refus de la banque centrale de fournir les informations demandées. Un refus que la BDL avait justifié en invoquant la loi sur le secret bancaire. Après des mois de promesses non tenues et de tergiversations, et l'adoption d'un texte levant le secret bancaire sur les comptes de la banque centrale et des administrations, une réunion entre la BDL, le ministère des Finances et Alvarez & Marsal a eu lieu mardi en visioconférence et a débouché sur un calendrier qui permettrait de relancer l’audit. 


Le chef des Forces libanaises (FL) et leader maronite Samir Geagea a réagi jeudi au discours prononcé la veille par le chef de l'Etat Michel Aoun, son rival politique, concernant l'audit juricomptable de la Banque du Liban (BDL), estimant que cette procédure n'était pas "un slogan" politique. Dans un communiqué, M. Geagea s'est encore interrogé sur les raisons pour lesquelles le président Aoun n'a pas demandé au gouvernement de "prendre les mesures" garantissant la mise en œuvre de cet audit. Dans son discours, le président avait estimé qu'il n'y avait aucune volonté réelle de mener l'audit juricomptable parmi les responsables, critiquant ainsi ses rivaux politiques, notamment le président du Parlement, Nabih Berry, qu'il accuse de bloquer le processus. Le chef de l'Etat a dans ce contexte prévenu que l’abandon de...