Cette photo d'archive prise le 29 novembre 2015 montre le drapeau national turc (G) et le drapeau de l'UE lors d'un sommet sur les relations entre l'Union européenne et la Turquie à Bruxelles. / AFP / Thierry CHARLIER
Les présidents de la Commission européenne Ursula von der Leyen et du Conseil européen Charles Michel se rendront en Turquie le 6 avril pour rencontrer le président Recep Tayyip Erdogan, ont annoncé hier leurs porte-parole sur Twitter. L’UE s’est dit prête à renouer avec Ankara après des mois de tensions en Méditerranée orientale, mais a posé des conditions au président turc, réclamant notamment la poursuite de « la désescalade actuelle », lors d’un sommet des 27 par visioconférence jeudi. Les dirigeants, qui ont prévu de faire un point en juin, ont approuvé une démarche « progressive, conditionnelle et réversible afin de renforcer la coopération dans un certain nombre de domaines d’intérêt commun », selon la déclaration approuvée par les dirigeants. L’UE est prête à engager la modernisation de l’Union douanière, à reprendre le dialogue à haut niveau et à négocier des facilités de visa pour les ressortissants turcs. En l’absence de progrès, un rapport du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell cite plusieurs options, dont des sanctions pour le secteur du tourisme. La Turquie avait critiqué les conclusions du sommet de l’UE, tout en promettant de répondre par « des pas positifs » aux éventuels gestes des Vingt-Sept. Le président turc a montré une volonté d’apaisement fin 2020, après de fortes tensions avec l’UE liées à plusieurs missions turques d’exploration gazière dans des eaux grecques et chypriotes en Méditerranée orientale. La Turquie, membre de l’OTAN, est par ailleurs un partenaire de l’UE pour le contrôle des flux migratoires. Ankara a accepté de contrôler ses frontières avec l’UE pour empêcher les passages irréguliers de migrants et de réfugiés par son territoire et accueille depuis 10 ans près de 4 millions de Syriens qui ont fui le conflit dans leur pays. L’UE prépare la poursuite des financements pour les Syriens en Turquie, au Liban et en Jordanie.
Source : AFP

